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A Filippetto "Adanac"

 

lundi 14 octobre 2013 05:39:43

Sunflower

Lorsque j'étais enfant, à l'école communale, je jouais souvent aux billes avec mes petits copains. Parmi les gars, qui n'y a pas joué?
Parmi ces belles billes en verre de toutes les couleurs, existaient aussi ces beaux boulards eux aussi aux belles couleurs vives et éclatantes.
Parfois les billes ou les boulards de notre petit copain nous faisaient envie et vice versa.
Pour cela, souvent nous échangions certaines de ces belles billes contre des billes ou des boulards. Étant jeunes, nous n'avions aucun concept de la valeur monétaire mais, malgré cela, nous nous entendions sur un terme de l'échange. Par exemple deux billes contre telle bille, trois ou quatre billes contre tel boulard, etc…... Nous arrivions, malgré notre jeune âge et une négociation plus ou moins intense, à déterminer une certaine valeur pour une telle bille ou un tel boulard.
Toute négociation en vue de l'échange se faisait tout simplement en terme d'unités d'un bien contre un autre bien et nous aboutissions toujours à une entente à l'issu de laquelle chacun de nous se sentait sortir gagnant mais aussi content. C'était très important dans cet échange.
Dans le cas d'une vente effectuée par la SAFER, tout comme dans le cas de toute autre vente, le vendeur tout comme l'acheteur devrait se sentir gagnant et content tout comme dans mon exemple d'échange de billes. N'est-ce pas?
Mais à ce sujet, je trouve l'affirmation suivante un peu triste: "lors d'une vente de terres par la SAFER, il y a des contents (candidats retenus) et des mécontents (candidats non-retenus)". C'est pourquoi, même si la SAFER avec son droit de préemption n'intervient que dans 10% des situations, j'estime que ce 10% n'est que de trop.
En jettant un petit coup d'oeil au delà de l'Atlantique, sur le Canada, les États Unis d'Amérique, c'est le marché (l'offre et la demande) qui régularise le marché du foncier dans ces pays. L'agriculteur doit certes demeurer très compétitif sinon malgré ses 500, 1000, 2000,…5000,…... ha de terre, il va disparaitre.
D'un autre coté si des agriculteurs désirent aller s'implanter dans des pays de l'Est car ils y voient des opportunités (Eldorado) ou encore quels que soient leurs motifs, il faut les admirer et leur souhaiter bonne chance plutôt que de les envier ou critiquer. Non seulement eux vont-ils en sortir gagnants mais également le pays hôte. Comme disent les anglais, dans ce cas "it's a win-win situation".
Alors que dans le cas de la SAFER "it's a win-lose situation".
Dommage mais pourtant vrai!