Arboriculture fruitière : faibles récoltes et fortes hausses de prix

Arboriculture fruitière : faibles récoltes et fortes hausses de prix

En cumul sur les trois dernières années, le résultat courant avant impôts (RCAI) des arboriculteurs fruitiers se redresse nettement : + 46 % par rapport à 2011.

Tombé à 7 100 euros par actif non salarié en 2009, le revenu s'améliore pour la troisième année consécutive. Il atteint 29 900 euros en 2012, mais cette moyenne recouvrira de fortes disparités régionales malgré les dédommagements dont ont pu bénéficier les exploitations touchées par le gel.

Globalement, le volume des récoltes diminue de 11 % et les prix de l'ensemble des fruits augmentent de 20 %. Le froid et les intempéries du printemps 2012 ont nui à la floraison et à la nouaison des arbres fruitiers. De ce fait, la cueillette de cerises chute de 38 % par rapport à 2011, celle de pêches et nectarines de 7 %. Sur des vergers, dont la réduction se poursuit, les volumes de pommes et de poires régressent : respectivement - 25 % et - 24 %. La région Limousin, particulièrement sinistrée voit sa production de pommes s'écrouler (- 80 %). Les récoltes de pommes et poires sont aussi très réduites dans la région Centre (- 55 % par rapport à 2011) et en Aquitaine (- 40 %). En revanche, la récolte d'abricots dépasse de 7 % le niveau modéré de 2011. La situation est également plus favorable pour la fraise, le produit ayant bien résisté au gel de février. La pénurie de cerises a entraîné une forte hausse des prix (+ 35 %). Dans un contexte d'offre réduite, tant sur la marché français qu'européen, les prix des pommes bondissent (+ 53 %) et ceux des poires s'apprécient de 34 %. Hormis l'abricot, en recul, les autres espèces s'écoulent également à des prix élevés (+ 18 % pour les prunes, + 16 % pour les pêches).

Les charges d’approvisionnement sont en hausse de 4 % en valeur, essentiellement du fait des produits de protection des cultures. En 2012, la progression du résultat courant avant impôts des exploitations d'arboriculture fruitière s'explique par la hausse des prix des fruits qui fait plus que compenser la baisse des volumes et l'accroissement des charges. Cependant, le revenu triennal moyen de 2012, bien qu'en nette hausse, est encore de 30 % inférieur au revenu moyen par actif de l'ensemble des exploitations (moyennes et grandes).

arboriculture

Source Agreste

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