Diméthoate : l’Europe promet une réponse d’ici la fin de semaine

Diméthoate : l’Europe promet une réponse d’ici la fin de semaine

Le ministère de l'Agriculture a annoncé lundi l'ouverture de "discussions" avec les autorités européennes sur l'avenir des traitements au diméthoate, un insecticide utilisé sur les cerisiers et dont le retrait récent unilatéral par la France inquiète les producteurs.

Cette annonce, qui tend à confirmer ce choix, fait suite à l'avis rendu par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui a constaté "l'absence de données" concernant les effets de cette molécule sur la santé des consommateurs, explique le ministère dans un communiqué.   Les discussions engagées entre la Commission et l'ensemble des 28 Etats Membres devront aboutir "avant la fin de la semaine" à une "décision la plus adaptée" possible sur l'utilisation de ce produit, afin "d'éviter toute distorsion de concurrence" avec les pays de l'UE qui continueraient de l'employer.   Le diméthoate, un insecticide organophosphoré, est déjà interdit pour la plupart des productions mais reste autorisé pour les cerises. Le dernier produit contenant cette molécule a été retiré du marché français le 1er février sur avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).  

Clause de sauvegarde

Le ministre Stéphane Le Foll a saisi fin mars la Commission européenne pour demander l'interdiction immédiate de cette molécule au sein de l'Union. Face à cette demande, la Commission a saisi l'EFSA pour obtenir un avis scientifique sur le produit. Faute de décision consensuelle, et "en dernier recours" affirme le ministère, la France pourrait déclencher une "clause de sauvegarde" qui l'autoriserait à suspendre la molécule sur le territoire national en faisant valoir les risques pour la santé ou l'environnement.   Le dernier recours à une telle procédure remonte à 2012 et visait l'insecticide Cruiser jugé dangereux pour les abeilles.  

Le retrait du diméthoate inquiète les producteurs de cerises français, qui font valoir qu'il reste autorisé dans d'autres pays de l'UE et constitue la "seule méthode efficace", selon eux, pour protéger les cerisiers d'un moucheron particulièrement agressif, la drosophilia suzukii.

Source Ministère de l'Agriculture

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