Entre protection et protectionnisme

Guy Dubon

Entre protection et protectionnisme
Perdus dans les méandres politico-règlementaires, les professionnels espèrent encore pouvoir disposer d'AMM dérogatoires pour l'usage du diméthoate, notamment contre Drosophila suzukii qui occasionne des dégâts importants sur cerises. - © La Tapy

L'interdiction brutale du diméthoate plonge les producteurs de cerise, mais aussi d'olive, d'asperge et d'endive, dans l'expectative d'une hypothétique dérogation d'usage. Et pose la question récurrente d'une harmonisation européenne ou d'une législation franco-française.

Début février, la société Cheminova Agro France a informé avoir reçu la décision officielle de retrait d'autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant du diméthoate (Dimates BF 400, Danadim Progress, Danadim super et Rogor plus) par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Les conditions générales de retrait de ces produits (date limite de vente et de distribution, date limite pour l'utilisation, le stockage et l'élimination) sont effectives à la date de publication de la décision, soit le 1er février 2016. Selon l'Index 2016, ce produit était utilisable pour la protection du cerisier contre la mouche de la cerise, de l'olivier contre la mouche de l'olive (voir article p. 46) mais aussi pour l'endive et l'asperge contre les mouches inféodées à ces cultures, ainsi que la protection du pommier contre le puceron cendré et le puceron vert. Pour ces cultures, le diméthoate présentait une efficacité reconnue. Le diméthoate est un insecticide systémique organophosphoré. Mais son spectre très (trop) large et un profil toxicologique défavorable en font un produit désormais « indésirable ». Son usage est retiré sur toutes autres cultures depuis octobre 1991 en France.

Lire la suite dans le numéro 360 de Réussir Fruits & Légumes

Source Réussir Fruits et Légumes

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