Environnement : L'ONU s'inquiète de la très forte mortalité des abeilles

Environnement : L'ONU s'inquiète de la très forte mortalité des abeilles

L'ONU exprime sa grande préoccupation face à la très forte mortalité des abeilles qui, dans de nombreuses régions du monde, succombent aux effets de la pollution, des pesticides et de parasites mortels.

Ce phénomène est principalement observé dans les pays industrialisés de l'hémisphère nord, explique le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) dans un rapport publié jeudi.

Le nombre de colonies d'abeilles a chuté de 10 à 30% ces dernières années en Europe, de 30% aux Etats-Unis, de plus de 85% au Moyen-Orient, explique Peter Neumann, un des auteurs de ce premier rapport de l'ONU sur la disparition des abeilles. Un syndrome qui n'affecte pas l'Amérique latine, l'Afrique et l'Australie.

Parmi la douzaine de facteurs explicatifs recensés dans le document figurent l'emploi des pesticides, la pollution de l'air, la réduction du nombre de plantes à fleurs et d'apiculteurs en Europe, ainsi que l'existence d'un acarien parasite « Varroa destructor » qui tue uniquement les abeilles de l'hémisphère nord.

La plupart des plantes sont pollinisées par les abeilles

« C'est un sujet très complexe. De nombreux facteurs interagissent et un pays à lui seul n'est pas capable de résoudre le problème », estime M. Neumann, qui appelle à la mise en place d'un réseau international pour aborder le problème.

La mortalité des pourrait avoir de graves conséquences sur la production alimentaire puisque la plupart des plantes, cultivées ou non, sont pollinisées par les abeilles. Sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70 sont pollinisées.

«La manière dont l'humanité gère ses actifs liés à la nature, notamment les pollinisateurs, définira en partie notre avenir collectif au 21e siècle», déclare le directeur exécutif du Pnue, Achim Steiner. « Le fait est que par les abeilles », a-t-il ajouté.

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