Equilibre préservé pour le concombre

Equilibre préservé pour le concombre

L’offre est plutôt en adéquation avec la demande qui retrouve son dynamisme en fin de mois. Les cours sont en hausse, résultat d’une faible pression des offres françaises et européennes. En juin, l’indice des prix à la production est supérieur de 18 % à celui de la moyenne quinquennale du même mois.

Equilibre préservé pour le concombre

La faiblesse du mois d’avril oubliée

Du fait d’un hiver rigoureux, les mises en place en Espagne et aux Pays-Bas ont été retardées. L’offre en concombre est donc limitée sur le marché. Le froid dope les prix permettant de retrouver un niveau moyen. L’arrivée des premiers produits en provenance du Sud-Est et de l’Est élargit l’offre française sur les marchés jusque-là alimentés par le concombre sous serre du Centre-Ouest. Les volumes restent toutefois inférieurs à ceux de l’an passé. L’écoulement du produit est resté fluide dans un marché équilibré.

C’est dans ce contexte plutôt serein que les volumes français se développent. Les magasins mettent plus facilement en avant l’origine française. En mars, la commercialisation a été correcte. L’offre se développe dans tous les bassins et la demande reste active encouragée par une météo plutôt clémente. Les cours sont dans la fourchette haute dans ce marché actif dans lequel la concurrence des produits de l’Europe du Nord commence à se ressentir. Pour conserver un marché équilibré, des actions promotionnelles sont mises en place entraînant une baisse régulière des prix. En avril, le marché se dégrade en raison du temps maussade et d’une concurrence étrangère plus vive.

En France, l’origine nationale conserve la préférence mais le marché européen est sous pression des produits néerlandais. Au mois de mai et de juin, le marché reste globalement équilibré. L’offre française limitée fait face à une concurrence européenne moins pesante. La consommation est en dents de scie en fonction de la météo mais finalement en phase avec l’offre permettant le retour à un positionnement correct après la faiblesse du mois d’avril. En juin, l’indice des prix à la production est en nette hausse (+ 31 %) par rapport à celui de l’an passé et par rapport à la moyenne quinquennale du même mois (+ 18 %). Le niveau des prix du concombre pour l’année 2011 a été particulièrement bas.

Forcément plus de concombres que l’an passé

Surface : 544 ha ( - 2 % )

Les surfaces en concombre de la campagne 2012 devraient être retrait par rapport à l’an passé. La crise de la bactérie E-Coli de 2011 pourrait, en partie, en être la cause. Les surfaces sous serres chauffées devraient être stables. Les surfaces sous serres froides et plein air seraient respectivement en baisse de 9 % et 5 % par rapport à l’an passé en lien avec le net recul des surfaces dans le Sud-Est. Certains producteurs de concombres pourraient s’être orientés vers des cultures différentes comme la tomate.

Production : 118 000 t ( + 5 %)

La production nationale de concombres de la campagne est estimée en hausse par rapport à la mauvaise année 2011. Elle serait toutefois en légère baisse par rapport à la moyenne quinquennale affectée par un léger recul du rendement moyen.

Calendrier de production

Durant les premiers mois de la campagne les volumes sont restés inférieurs à ceux de l’an passé. Ils sont en hausse à partir du mois de mai et resteront supérieurs aux niveaux de l’an passé jusqu’à la fin de la campagne. En 2011, la crise sanitaire avait affecté la production du concombre à cette période. C’est donc un retour de la production dans la norme par rapport à la moyenne. Plus de 50 % de la production estimée a déjà été récoltée. Au mois de juillet, les volumes seront quasi-identiques à ceux du mois de mai, pic de production de la campagne. Dans le Centre-Ouest, une deuxième plantation est mise en place. Aucun problème sanitaire est signalé.

Source Agreste Conjoncture

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