Fruits et légumes : Agen : «Nous ne rendrons pas les 500 patates»

B.BOUCHOT d'après ladepeche.fr

A l'appel de la Coordination rurale, une soixantaine de producteurs se sont réunis sur l'esplanade du Gravier à Agen autour de cinq camions chargés de pommes de terre, pour l'essentiel, mais aussi de tomates, pommes, poivrons…

Après quelques minutes d'échange avec la police, les agriculteurs ont réussi à obtenir une entrevue entre la délégation représentée par Sylvie Girard, la présidente de la Coordination rurale 47 et le directeur de cabinet du préfet, Éric Azoulay. Mais pas question pour autant de repartir avec les camions pleins. Les producteurs ont déversé le contenu de quatre camions d'une capacité de 8 ou 9 tonnes devant la préfecture, tandis qu'une large banderole était déployée devant les grilles : « Nous ne rendrons pas les 500 patates », escortée d'un panneau « La grande distribution exploite l'agriculteur, elle vole le consommateur ».

Christian Girardi, vice-président de la chambre d'agriculture : « Il y a 20 ans, on était en surproduction et on jetait. Aujourd'hui, tout se vend… mais à quel prix ! ».

« Les producteurs sont excédés et veulent vivre de leur métier, poursuit Sylvie Girard. En France, nous sommes soumis à un cahier des charges draconien, qui rend la concurrence impossible à supporter avec des pays comme l'Espagne, le Portugal, le Maroc, la Hollande ou la Pologne, où le coût de la main-d'oeuvre est beaucoup moins élevé. Or ce coût représente jusqu'à 50 % des charges sur les produits ». Tel est le message fort qui a été passé par la Coordination rurale au directeur de cabinet du préfet et aux représentants de la direction départementale de l'agriculture, accompagnée de plusieurs responsables d'organisations de producteurs.

« Le marché, les prix, la grande distribution, les écarts de coûts de production et notamment de main-d'oeuvre, nous avons tout abordé, c'était très constructif. Quant aux 500 millions, nous ne voulons tout simplement pas en entendre parler, les producteurs ont des soucis immédiats bien plus importants », a-t-elle conclu.

Source ladepeche.fr

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