Fruits et légumes : Inquiétudes sur les contrats obligatoires et les prix

Les producteurs mais aussi les grossistes en fruits et légumes sont inquiets face à l'obligation, depuis le 1er mars, de contractualiser toutes leurs relations commerciales.

Dans une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture, le syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) s'inquiète d'abord de la baisse des prix des légumes d'hiver, et notamment des salades, et dénonce « le dumping » des producteurs d'autres pays.

Les JA soulignent que « la production de salades en France est à nouveau mise en danger par la concurrence d'importations qui ne respectent pas les normes françaises, sociales et environnementales » et demandent que l'observatoire des prix et des marges s'intéresse aussi aux salades.

« Ce contexte tendu coïncide avec la mise en oeuvre de la contractualisation pluriannuelle », soulignent les JA. Tout en soutenant cette obligation de signer des contrats entre producteurs et acheteurs, mise en place par la Loi de modernisation de l'agriculture et obligatoire depuis le 1er mars, les JA indiquent qu'elle suscite « inquiétudes et incertitudes d'interprétation ».


Les grosistes souhaite que le gouvernement « amende » sa copie

De leur côté, les grossistes en fruits et légumes en dénoncent le caractère irréaliste. « Pour les producteurs ou les acheteurs, (...) un engagement à hauteur de 100% des achats, sur une période de 3 ans » est « une mesure qui ne correspond en rien à la réalité économique de la filière », écrit l'UNCGFL, l'Union nationale des commerces de gros de fruits et légumes.

L'UNCGFL souhaite que le gouvernement « amende » sa copie et engage de nouveau la réflexion sur les modalités des contrats. « Le risque induit est la fragilisation importante des acteurs de la filière de marché », estime l'Union.

Source AFP

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