L'olive : des barrières contre la mouche de l’olive

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L'olive : des barrières contre la mouche de l’olive

Point de vue de Willy Couanon, technicien phytosanitaire au Centre Technique de l'olivier

"L’argile blanche est actuellement la barrière physique de référence contre la mouche de l’olive, mais il en existe d’autres qui sont intéressantes. L’Association française interprofessionnelle de l’olive (Afidol) les a utilisées dans ses vergers de démonstration et les a comparées à l’argile blanche. Des applications d’argile verte ont ainsi été réalisées en 2011 et 2016. Celle-ci s’utilise selon les mêmes préconisations que l’argile blanche contre la mouche de l’olive : 50 kg/ha pour la première application, puis un renouvellement de 30 kg/ha tous les mois ou après lessivage. L’argile verte a montré dans le meilleur des cas une efficacité similaire à celle de l’argile blanche. Elle entraine moins de problème d’abrasivité pour les pulvérisateurs, moins de traces sur les fruits et moins de dénaturation visuelle de l’oliveraie. En revanche, elle est peu accessible aux oléiculteurs : en conditionnement professionnel, elle n’est proposée que par un seul distributeur en France. Un produit à base de carbonate de calcium a été utilisé de 2012 à 2016 dans les vergers de démonstration de l’Afidol. Il a montré une efficacité satisfaisante contre les piqûres de mouches, similaire à celle de l’argile blanche. Cependant, en 2013 et 2016, il a semblé provoquer un stress hydrique qui rendait les olives moins attractives pour les mouches. Ainsi, il est difficile de savoir si l’efficacité du carbonate de calcium était réellement due à l’effet de barrière physique, ou plutôt au stress hydrique observé. Le talc, utilisé sur trois sites, s’est montré aussi efficace que l’argile. Il se pulvérise parfaitement sur les oliviers, n’a pas d’effet abrasif sur les pulvérisateurs et semble plus facile à mélanger dans l’eau que l’argile. Les barrières alternatives présentées ont montré globalement une bonne efficacité, similaire à celle de l’argile blanche. Des observations sur plusieurs années sont néanmoins nécessaires, notamment en situation de forte pression des mouches, pour confirmer leurs potentialités. »

Magazine FRUITS ET LEGUMES n° 377 

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Commentaires 2

Titidu26

Si cette année n'a eu que très peu de dégâts de mouches, c'est uniquement à cause de la canicule qui perturbe le cycle des mouches et de la sécheresse qui a fait de petites olives peu attractives pour la mouche.
On a reparlera une année à forte pression comme en 2014 ou les bios ont tous perdu 100% de leur récolte!

DIGUE3942

tous ces gens désoeuvrés avec une grande G.....n'ont qu'à attraper ces mouches , alors on fait l'économie du PESTICIDE......

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