La framboise française doit maintenir son potentiel

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La framboise française doit maintenir son potentiel

Mettre en avant la production française de framboises est plus que jamais le leitmotiv de l’association pour la valorisation de la filière framboise (AVFF), réunie en assemblée générale en janvier dernier.

La framboise française doit maintenir son potentiel

L’assemblée générale de l’AVFF qui s’est déroulé à la coopérative Sicoly à Saint-Laurent-d’Agny (Rhône), a été l’occasion d’ouvrir un large débat sur les principaux enjeux de la production de framboises en France. Les problématiques de cette filière sont de plusieurs ordres : un manque chronique de volumes de production, une rentabilité moindre qu’en fraises, la difficulté à motiver des producteurs pour produire davantage, un déficit de communication autour de cette production qui attire moins de porteurs de projets qu’en fraises, une obsolescence variétale et le problème d’accès au matériel végétal. Comme le soulignent les responsables de l’AVFF que préside Éric Pauchon, « nous manquons cruellement de production pour répondre à la demande active du marché français. Nos acheteurs risquent d’aller contracter avec nos voisins européens. Il reste toujours aussi urgent de défendre et d’identifier une framboise française pendant toute sa période de production. Certes, il est manifestement difficile de construire une stratégie offensive entre les différents intervenants de la filière au niveau de la production. Mais il va falloir faire preuve de volonté et surmonter rapidement ces obstacles, si la production nationale ne veut pas se laisser submerger par des origines de petits fruits autres dans les années à venir ».

Noyée dans des volumes plus conséquents

L’évolution rapide des modes de conduite (production hors-sol annuelle en longue canne) modifie le paysage de la production européenne qui va devenir de plus en plus compliqué à appréhender. Des projets de plantations émergent et se développent partout en Europe (mais peu en France), notamment dans les zones où la maîtrise du potentiel de production et les coûts de main-d’œuvre sont les plus compétitifs. Selon les responsables de l’AVFF bien conscients de l’évolution de la situation, « si nous ne nous prenons pas plus en main dans les années à venir, le développement massif des productions en Europe fera que la framboise d’origine France restera noyée dans des volumes plus conséquents et ne trouvera plus suffisamment sa place sur le marché national ». Afin d’améliorer sa visibilité et son attractivité auprès des producteurs, l’AVFF sera un partenaire actif de la journée nationale petits fruits, qui sera organisée par le Ctifl en octobre 2018 dans les coteaux du Lyonnais.

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