Le cousu main à la française

Maude Le Corre

Le cousu main à la française
- © RFL/FOTOLIA

Au sommaire de ce dossier :

- L'Espagne ne voit plus la vie en rose

La capacité de production de l'Espagne en pêche et nectarine a explosé en 10 ans. La compétitivité de cette filière lui a permis de proposer des fruits à des prix défiant toute concurrence. Pourtant ce système semble arriver à ses limites avec une surproduction.

- Les 5 atouts de la production espagnole

La formidable croissance qu'a connue l'Espagne ces 15 dernières années en pêche est due à cinq principaux atouts : un climat propice, un coût du travail faible, un soutien du gouvernement, une production de masse et un renouvellement variétal dynamique.

- La France joue le cousu main

La filière française arrive à résister à la concurrence en maintenant l'écart de prix avec les produits espagnols, grâce à un travail plus artisanal en verger et en station.

- L'Espagne mise sur le jaune

Les surfaces des sous-espèces continuent d'évoluer en Espagne vers une diminution des pêches pour la transformation et une augmentation des pêches plates. Parmi les pêches rondes et les nectarines, le type à chair jaune continue à dominer la gamme.

- La France équilibre ses couleurs

Bien que le verger de pêcher–nectarinier a fortement diminué en dix ans, cette baisse a tendance à ralentir. Les producteurs français misent sur l'équilibre entre les quatre couleurs avec une tendance à favoriser les nectarines dans les nouveaux vergers.

Face à la concurrence espagnole toujours plus agressive, la filière française de pêches-nectarines a misé sur le service auprès des distributeurs français et la segmentation de sa gamme. Des produits haut de gamme aux produits adaptés aux nouveaux modes de consommation, les opérateurs français se doivent d'innover pour justifier des prix plus élevés que leurs concurrents. Or cette stratégie fonctionne, puisque malgré la chute des prix des produits espagnols, les pêches et nectarines "made in France" conservent depuis deux ans leur différentiel. L'Espagne de son côté a misé sur une production de masse. L'étude économique sur les évolutions du verger espagnol du Ctifl fait le point sur les mécanismes qui ont permis cet essor. Mais malgré ses indéniables atouts, la filière espagnole est entrée dans une crise de surproduction. Or la désorganisation des opérateurs de mise en marché ne permet plus de garder des prix rémunérateurs. Pour autant, aucune surface de pêchers n'est arrachée. Par effet d'inertie, les volumes espagnols risquent donc de continuer à inonder le marché pendant encore quelques années.

Source Réussir Fruits et Légumes

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