Le marché de la tomate se complique

Le marché de la tomate se complique

Au mois d’avril, la commercialisation se complique pour la tomate. Le retour du temps maussade, températures fraîches et pluie, casse la dynamique du marché jusque là bien orienté. Les prix d’un niveau élevé aux mois de février et mars chutent en avril. Les indices des prix à la production du mois d’avril est inférieur de 14 % à celui de la moyenne quinquennale à la même période.

Le marché de la tomate se complique

Commercialisation de la tomate plus compliquée en avril

La nouvelle campagne de commercialisation de la tomate débute comme les campagnes précédentes avec une offre française quasi-inexistante. Les produits en provenance des pays méditerranéens (Maroc et Espagne) dominent le marché en février. Toutefois cette année, les apports d’origine marocaine et espagnole semblent plus limités, en lien probable avec la vague de froid du mois de février. Les premiers volumes français en provenance du Sud-Est arrivent mi-février dans un contexte de marché fluide et des prix d’un niveau élevé. En mars, les conditions climatiques très favorables à la consommation de la tomate favorisent le marché. La demande est dynamique face à la montée en puissance des volumes de l’ensemble des bassins de production.

Les prix sont corrects. L’offre française, jugée de qualité visuelle et gustative meilleure que celle importée, semble bénéficier de la préférence du consommateur. Au début du mois d’avril, les volumes ont pu même parfois manquer. Puis, la baisse des températures et le retour de la pluie ont cassé la dynamique du marché de la tomate. Les cours ont été entraînés à la baisse pour l’ensemble des bassins. Ainsi, le mois d’avril s’achève dans un contexte de montée en puissance de l’offre face à une demande atone. L’indice des prix à la production en avril est en recul (-13 %) par rapport à celui de l’année dernière et il est inférieur de 14 % à celui de la moyenne quinquennale de la même période.

Le marché de la tomate se complique

Niveau de production en hausse grâce à l’augmentation des serres

Surface : 2 400 ha (+ 3 %)

Selon les premières estimations, les surfaces en tomate pour le marché du frais seraient en hausse. L’augmentation des surfaces sous serre compenseraient la baisse (– 8 %) des surfaces en plein air. Les surfaces sous serre chauffée cultivées pour la tomate grappe seraient une nette progression (+ 12 %) par rapport à l ‘an passé. En Bretagne, l’installation de jeunes producteurs et la diversification des cultures (concombre vers tomate) permettraient une hausse des surfaces en serre chauffée.

Production : 620 000 t ( + 3 %)

En lien avec la hausse des surfaces, la production nationale de tomates pour le marché du frais devrait également progresser notamment grâce aux serres. La production de tomate hors serre serait en net recul (– 30 %) par rapport à l’an passé.

Calendrier de production

Dans le Sud-Ouest, les plantations plus tardives que celles de l’an passé et la mauvaise photosynthèse en lien avec le manque de luminosité du mois d’avril entraînent un retard de production pour le mois d’avril et probablement celui de mai. Pour autant, au plan national, les volumes mensuels de tomates ont été et devraient rester supérieurs à ceux de l’an passé sur l’ensemble de la campagne. Dans le bassin de l’Ouest comme dans l’ensemble des autres bassins, au mois d’avril, les tonnages ont été en progression et se rapprochent de leur rythme de pleine campagne. Le pic de production pourrait se produire en juillet et les volumes pourraient être en hausse de 6 % par rapport à juillet 2011.

Source Agreste Conjoncture

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