Légumes industriels : bilan de l'année 2013

Alain PAPOT

Légumes industriels : bilan de l'année 2013

Les légumes industriels sont les 15 productions (pois, haricots verts et beurre, flageolets, épinards, carottes, choux fleurs, brocolis, salsifis, courgettes, céleris branche et rave, betteraves, oignons, navets) qui sont mises en conserves ou surgelées. Ils représentent 17% de laproduction légumière française totale et sont à différencier des légumes transformés (18 %) : tomates, maïs doux, champignons, pommes de terre, ... et bien sûr des légumes frais.

Légumes industriels : bilan de l'année 2013

Au sortir d’une campagne 2013 fortement perturbée par les aléas climatiques, les industriels et leurs 4600 producteurs ont réussi à atteindre les objectifs de productions qu’ils s’étaient fixés, malgré des semis décalés ou renouvelés, des abandons de cultures
laissées en secs, des récoltes décalées, une forte pression sanitaire, ou des deuxièmes cultures tardives.…, Les quatre principales productions (voir tableau ci-joint) occupent plus de 80% des surfaces (59 000 ha) et représentent les deux tiers (596 000 T) du tonnage total des légumes industriels.

Ces productions ont été concurrencées ces dernières années par des céréales ou des oléagineux bénéficiant de prix de vente attractifs. En 2013, les prix contractualisés ont augmenté de 10%, cela suffira-t-il pour motiver les producteurs pour la récolte 2014 ?
La consommation des produits appertisés est en légère régression; les conserves sont consommées à plus de 80% au domicile des particuliers, alors que l’utilisation des légumes surgelés repart à la hausse (+2.5% en un an) et se répartit par moitié entre la Restauration Hors Foyer et les particuliers. Ce secteur industriel est dominé par 5 groupes de taille européenne, 2coopératifs (CECAB D’AUCY, GELAGRI) et 3 privés (Bonduelle, PINGUIN devenu Greenyard Foods cet été, ARDO) qui sont en constante réorganisation, évolution, ou développement. Le groupe CECAB, confronté à des difficultés dans d’autres secteurs d’activités (GAD) a cédé en 2012 sa
conserverie russe à Bonduelle, et vendu 8 sites de surgélation à PINGUIN cet été (4 en Pologne, 2 en Hongrie, 2 en France), même s’il continue de les approvisionner et d’en maîtriser la marque de commercialisation. Il s’apprêterait également à fermer deux usines en France (Rosporden-29, Ciel-71). Bonduelle, leader du marché, se développe fortement par croissance externe, dans les pays de l’est, et s’implante aux Etats Unis ainsi qu’au Brésil. Ces groupes ont hissé la France comme 1er producteur et 1er exportateur européen.
Nous exportons 37% de la production de conserve et 45% des légumes surgelés.

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