Les fruits de la colère

La crise des fruits et légumes a déroulé son feuilleton tout au long de l'été, ajoutant les pêches et nectarines à la liste déjà longue des fruits et légumes officiellement déclarés « en crise » comme le melon, la poire, la prune, la tomate, et le concombre.
La venue de Bruno Le Maire le 23 août dernier à Ille-sur-Têt (66) n'a pas convaincu. Ses réponses n'ont pas été à la hauteur des espérances des producteurs, maraîchers et arboriculteurs, qui attendaient « des mesures d'urgence ». Si le ministre a annoncé son intention de mettre « plusieurs millions d'euros sur la table », il est resté dans le vague ne « pouvant donner de chiffre précis » faisant référence aux difficultés financières de l'Etat : « L'Etat ne pouvant faire face seul à la charge financière, tous les acteurs, Mutualité sociale agricole et banques devront faire un effort. » Un signal fort a été envoyé aux grossistes et importateurs, indiquant que « les infractions, livraisons sans prix ou sans bons de commandes vont faire l'objet d'un décret renforçant les sanctions financières ». Mais tout cela ne compensera pas les effets dévastateurs d'une campagne cataclysmique. A l'occasion d'une réunion exceptionnelle du conseil spécialisé fruits et légumes le 17 août à FranceAgriMer, un constat des événements qui ont alimenté la crise a été dressé.
Lire notre article sur Réussir Fruits & Légumes n° 309

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