Portrait d'agriculteur : Des légumes aux petits oignons pour l’industrie

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Portrait d'agriculteur :  Des légumes aux petits oignons pour l’industrie
benoît THILLIEZ

Flageolet, carottes, petits pois, salsifis : quel que soit le légume cultivé par Benoît, c’est son client, Bonduelle, qui décide de la variété et des dates de semis et de récolte.

Portrait d'agriculteur :  Des légumes aux petits oignons pour l’industrie

À Saint-Aubin, Benoît Thilliez attend la pluie avec impatience. « Nous avons dû arroser dès début avril pour faire lever nos carottes », explique le cultivateur de 30 ans. Installé en avril 2016, il consacre un cinquième de sa surface aux légumes d’industrie pour les conserves Bonduelle. Une production pour laquelle l’irrigation est incontournable sur ses terres sableuses - la mer est à 10 km à vol de mouette.

Flageolet, carottes, petits pois, salsifis : quel que soit le légume cultivé par Benoît, c’est son client, Bonduelle, qui décide de la variété et des dates de semis et de récolte. Car la production est calée sur le planning de l’usine de Renescure (Nord). Le site traite d’abord les légumes verts, puis les petits pois et les carottes pour finir par les flageolets. Des productions contractualisées par l’intermédiaire de l’OP Oplinord. Benoît est administrateur de cette organisation de producteurs qui regroupe 450 cultivateurs du Nord-Pas de Calais (4 000 ha et 63 000 t de légumes).

Le semis et la récolte, nécessitant du matériel spécifique, sont effectués par des prestataires. « Les petits pois sont semés graine à graine avec un semoir de précision, pour atteindre un objectif de 89 pieds par m² », précise celui qui est aussi trésorier de JA Nord-Pas de Calais. Quant aux carottes “baby”, qui les accompagnent dans les boîtes de conserve, elles sont implantées à raison de... 12 millions de graines par ha ! À l’agriculteur ensuite d’atteindre le meilleur rendement possible pour « optimiser l’ensemble de la filière ». Sans oublier la propreté des parcelles, déterminante. « Nous arrachons les chardons et les matricaires à la main. » Dans les parcelles en bord de route, il faut ramasser le verre parfois jeté par des conducteurs indélicats. Bref, un « travail de filière » exigeant, qui nécessite « d’être patient et d’écouter le chef de plaine, même si on n’est pas toujours d’accord. Finalement, notre seul vrai patron, c’est la météo. »

Source : JA mag - n° 738 - 2017

 

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