Prix des terres : l’écart se creuse entre grandes cultures et élevage

S C

Prix des terres : l’écart se creuse entre grandes cultures et élevage

Dans un contexte de crise économique, le prix moyen des terres et prés libres se maintient à 5.420 euros/ha mais les écarts se creusent entre les zones de grandes cultures et d’élevage. Certains vignobles atteignent des sommets.

Les marchés ruraux n’échappent pas à la crise a révélé la Safer à l’occasion de sa conférence de presse annuelle. La tendance générale est en effet à la contraction du nombre de ventes et à la baisse des prix. Mais la crise se fait surtout sentir sur les biens qui quittent l’usage agricole : les maisons de campagne, les petites parcelles résidentielles et de loisir ou encore le marché de l’urbanisation.

Du côté des terres agricoles, le prix des terres et prés résiste et augmente de 1,1% à 5.420 euros. Un chiffre en dessous des  attentes au regard de la progression des revenus des agriculteurs en 2012 et du faible niveau des taux d’emprunts. Mais les incertitudes de la PAC, l’augmentation des intrants et la stagnation des prix dans les produits d’élevage ont calmé les ardeurs des agriculteurs.

Dans les zones de grandes cultures, du fait de la bonne tenue des cours, les terres affichent des prix en hausse de 3,2% à 6.560 euros l’hectare alors qu’elles n’atteignent que 4.220 euros pour les zones d’élevages bovins (+0,1%). L’écart des prix entre ces deux types de territoire s’accroit passant de 48% en 1995 à 55% en 2012.

L’hectare de Champagne dépasse le million

Certains biens, portés par la demande mondiale, continuent à prendre de la valeur. Les vignobles de luxe atteignent ainsi des sommets : la hausse atteint 21,5% pour l’hectare de Champagne qui dépasse le million d’euro. Globalement le prix moyen de la vigne AOP s’élève à 131.700 euros (+13,5%) mais retombe à 58.500 € hors champagne. Celui des vignes hors AOP, majoritairement situées en Languedoc-Roussillon poursuit sa hausse et s’établit à 11.900 euros/ha.

De son côté, le prix des forêts se replie  sous l’influence de la baisse du prix du bois mais se maintient à un niveau élevé et reste une valeur refuge et fiscale.

A noter que pour la deuxième année consécutive, les surfaces vendues louées dépassent les surfaces libres, signe que la restructuration foncière se fait de plus en plus à travers la location et l’acquisition de parts de société. Résultat : le prix des terres et prés loués non bâtis s’élève désormais à 4.060 euros (+2,5%) et rattrape celui des terres libres qui ne gagne que 1,1%.

Prix des terres et prés libres non bâtis par région agricole en 2010-2012 :

carte région

Source : Terred'Europe-Scafr d'après Safer et SSP.

Source FNSAFER

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires