Revenu 2012 des agriculteurs : 38.300 euros en moyenne

Revenu 2012 des agriculteurs : 38.300 euros en moyenne

D’après les chiffres définitifs du ministère, le revenu moyen des exploitations agricoles en 2012 s'élève à 38.300 euros par actif. La flambée des prix des grandes cultures stimule le revenu des régions céréalières mais pèse sur celui des régions d'élevage herbivore. Les régions viticoles paient le tribut des intempéries, d'après Agreste.

Une année record pour les régions céréalières

En 2012, avec 76.500 euros en moyenne par actif non salarié, le résultat courant avant impôts de l'ensemble des exploitations de grandes cultures bat son record historique de 2007. Les moissons de céréales à paille progressent malgré un début de campagne rendu difficile par le gel. Leurs prix, stabilisés à un niveau élevé en 2011, s'accroissent à nouveau en moyenne de 20 % en 2012, tirés par les cours mondiaux. Les prix des oléagineux et protéagineux connaissent aussi une nette progression, qui fait plus que compenser la baisse de la sole et des volumes produits. Parallèlement, de moindres achats d'engrais permettent de maîtriser les coûts de production, en hausse modérée.

De ce fait, l'augmentation du revenu des régions céréalières frôle, voire dépasse 50 % dans la région Centre, en Île-de-France et en Haute-Normandie. Cette tendance de court terme est moins vive en Picardie (+ 30 %) et dans le Nord-Pas-de-Calais (+ 2,6 %), qui sont moins spécialisées.

Revenu en hausse dans les élevages porcins

En 2012, le revenu moyen de l'ensemble des élevages de granivores s'établit à 39 000 euros. Mais cette moyenne recouvre une conjoncture favorable pour l'élevage porcin et une situation plus contrastée pour les élevages avicoles, en raison notamment de l'application de la directive de mise aux normes des bâtiments d'élevage qui a provoqué en 2012 un ralentissement d'activité largement compensé par la hausse des prix.

Toutes exploitations confondues, le revenu moyen des exploitations porcines progresse de 50 % en 2012, celui des exploitations avicoles de 25 %. Fort de ces bons résultats qui compensent le repli des productions laitières ou végétales, le revenu des régions Bretagne et Pays de la Loire continue à progresser en 2012 pour atteindre respectivement 37 900 euros et 31900 euros.

Eleveurs bovins : deux fois moins que la moyenne

A contrario, la baisse du revenu est quasi générale dans les régions d'élevage herbivore. En 2012, les éleveurs ont été de nouveau confrontés à la hausse des coûts de l'alimentation animale, principalement du fait de l'envolée des prix des tourteaux. Les élevages bovins laitiers pâtissent de la baisse des prix et de la collecte laitière. Le revenu national moyen se replie à 24.700 euros, du fait des baisses de revenu observées dans les régions laitières. En Basse-Normandie et en Lorraine, les résultats reculent sensiblement (- 10 % environ), la baisse étant moins nette en Franche-Comté (- 3 %).

Pour les  éleveurs bovins viande, le revenu  est stable à 17.100 euros, mais reste toujours inférieur de moitié au revenu moyen de l'ensemble des exploitations. La situation des éleveurs d'ovins et caprins est également difficile, en raison de la baisse des volumes produits et du poids des charges. Le résultat national moyen des élevages ovins et caprins accuse une nouvelle baisse en 2012 après celle de 2011 et retrouve, à 16.500 euros, les niveaux observés avant la crise de 2008-2009.

Arboriculture : la hausse des prix compense les pertes en volume

Les conditions climatiques de 2012 ont été particulièrement défavorables pour la plupart des vignobles français. Il s'ensuit une baisse historique des vendanges,  que ne comble pas la hausse des prix. Le résultat courant avant impôts des exploitations de viticulture s'affaisse en 2012 (32.800 euros par actif en moyenne). La région Champagne- Ardenne subit de plein fouet la chute de 30 % des vendanges : après deux bonnes années, son revenu, toutes productions confondues, revient à 67.100 euros malgré la bonne tenue des grandes cultures.

Gel et les intempéries ont également affecté les cultures fruitières, notamment dans le centre de la France. Mais globalement, les pertes de volume sont plus que compensées et la valeur de la production augmente. Au niveau national, le résultat des arboriculteurs s'améliore pour la troisième année consécutive (27.100 euros en 2012 après 24.800 euros et 17.600 euros en 2011 et 2010). Après la mauvaise année 2011 consécutive à la crise de la bactérie E. Coli le résultat des exploitations maraîchères remonte à 39.400 euros.

revenus régionaux

Source Agreste Primeur Juillet 2013

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Commentaires 13

geo

@zaza: Etant donné qu'apparemment vous souhaitez une réaction, je vais vous livrer la mienne. Connaissant à la fois l'activité salariée et agricole, chaque système a ses avantages et ses inconvénients. Certains agriculteurs sont très loin de faire 35H/semaine sur une ferme (moi le 1er!). on peut également citer comme avantage le cadre de travail (la nature n'est pas un bureau artificialisé) ou la possibilité de s'arranger pour les horaires. Comme quoi, un peu de modération dans les propos permet souvent de remettre les choses à leur place.

@Agrimax: on est d'accord sur votre post sur Limagrain. Dans le Sud-Ouest, c'est Euralis qui joue ce même rôle.

agrimax

pour mon ami acompte trouve toi un céréalier qui te donne sa paille ces céréales son mais pour faire de l'ensilage,et avec le prix du lait d'il y à 40 ans tu va faire fortune.

acompte

moi je veux bien un acompte sur le prix du lait au prix d'il ya 40ans du moment que c'est un acompte.notre meilleure envolée du prix du lait c'est du 10% en 2011... +70% on attend encore

agrimax

Acompte blé 2013 a la coop Limagrain 131 euros tonnes c'est le même prix qu'il y a 40 ans en arrière,et plus de concurrence ils viennent de racheter le dernier petit négoce du coin ,Limagrain va faire de l'Auverge le plus grand kolkoze de France.

zaza

mon commentaire de ce matin a déplu car on ne veut pas entendre la vérité

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