Une innovation détonante pour cultiver des légumes sur les toits parisiens

Lise Monteillet

Une innovation détonante pour cultiver des légumes sur les toits parisiens

L’agriculture urbaine fascine au Sival, et plus précisément Green up, un carrousel de culture vertical. Il est exposé pour la première fois au public, à Angers, du 17 au 19 janvier.

Imaginez une structure portative de 4,50 mètres de haut et 3 mètres de long, équipée de 20 gouttières pouvant accueillir chacune neuf salades… Cela offre un potentiel de rendement vertigineux : 460 salades par an et par mètre carré ! Qui plus est, les gouttières tournent, afin que les plantes puissent profiter de la lumière sous tous les angles.

Green up est un outil destiné à produire des légumes sous serre, sur les toits de bâtiments urbains. Il a vu le jour grâce à un partenariat entre trois acteurs complémentaires : le Critt horticole, Toit tout vert et les établissements Chabeauti. L’objectif : permettre aux habitants des villes de cultiver des légumes avec un équipement de production polyvalent, à fort rendement, silencieux, dont la charge au sol est adaptée aux toitures. L’eau et les nutriments nécessaires aux plantes s’écoulent en circuit fermé, ce qui permet d’éviter les pertes par lessivage et donc d’utiliser tout l’engrais disponible. Gros avantage écologique : rapprocher l’acte de production et le consommateur, donc limiter le stockage et le transport des fruits et légumes.

greenup createurs

Cela fait un an et demi que les trois acteurs planchent sur le projet.

Un premier modèle de taille réelle va être installé sur un toit parisien fin 2017, sous serre. « On a conçu Green up pour l’agriculture urbaine. Mais il est utilisable dans d’autres configurations, par des maraîchers classiques par exemple », envisage Philippe Faucon, ingénieur de recherches au Critt horticole. Celui-ci est en revanche encore incapable de donner un prix à cette innovation… Sera-t-il proportionnel à son potentiel de rendement ?

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Commentaires 5

INVICTUS

ouahhh!!! génial!!! des salades sans terre, sans vers de terre, sans humus, sans bactéries macrophages, sans carabes qui courent par terre du bonheur en barre. Comme ça les villes peuvent continuer à goudronner à tout va construire des centres commerciaux partout puisqu'il n'y a pas plus besoin de champ. A si c'est vrai il faut juste en garder pour épandre les boues d'épuration, on va quand même pas les mettre sur les salades..

marin347

les bobos et les écolos vont nous dire qu ils y a rien de meilleure j en mangerais pas parce au niveau pollution atmosphérique bonjour les dégâts et ont va nous faire croire que sa pousse avec l air du temps

ESCHENMANN PHILIPPE OU MME "CLOCHE215"

DANS 30 ANS? ON DIRA QUE CES SALADES ETAIENT MAUVAISES POUR LA SANTE....

PàgraT

Le plus grave est que sont nombreux les bobos qui croient à cette agriculture insipide!

le goulot

Désormais nous aurons les salades en batterie.Pas de gout ,ça pousse vite,ça ne pollue pas,que du bonheur (sauf pour les papilles).Le ministre de l'agriculture a rappelé récemment que le zéro pesticide et herbicide n'était pas une fin en soi,la qualité organoleptique doit rester une priorité.Les imprimantes trois D peuvent peut etre produire des salades

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