Une récolte modérée dans un contexte de prix favorable

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Une récolte modérée dans un contexte de prix favorable

Après un niveau de production particulièrement bas en 2012, la récolte 2013 atteint son niveau moyen. Le démarrage de la campagne de commercialisation 2013/2014 se fait dans un marché bien orienté.

Une récolte française conforme à la moyenne

Au 1er novembre 2013, la production nationale de pommes était estimée à 1,7 millions de tonnes, en hausse de 27 % par rapport à la récolte historiquement faible de 2012. Ce niveau de récolte est proche d’une année normale et se rapproche ainsi de 2011. Autre particularité de ce millésime 2013, la récolte de pommes a été retardée de 15 jours par rapport à une année normale. En cause, le froid et la pluie du printemps qui ont retardé la croissance des fruits. L’ensoleillement exceptionnel de l’été favorise la qualité gustative des
pommes mais ne permet pas de rattraper complètement le retard de croissance du printemps. Les calibres sont plus petits qu’en 2012 à cause du printemps froid.

Une récolte modérée dans un contexte de prix favorable

Une concurrence européenne stable

La récolte européenne s’annonce modérée avec 10,8 millions de tonnes attendues,soit 7% (ou 700 000 T) de plus que celle de l’an passé qui était très déficitaire, et presque équivalente à celle de 2011, année plus conforme à la normale. Au niveau mondial, le marché export de la pomme se caractérise par deux grands segments : d’un côté le marché du haut de gamme alimenté principalement par l’Italie, la France, les USA et la Nouvelle Zélande; de l’autre le marché d’entrée de gamme approvisionné par des pays comme la Chine, le Chili et la Pologne.

Pour ce qui concerne nos principaux compétiteurs, la Pologne voit sa production continuer son importante croissance, avec 3,2 millions de tonnes, mais les estimations pour le marché du frais sont similaires à l’an passé (grêle, tavelure). La Pologne exporte principalement vers la Russie avec une offre d’entrée de gamme. L’Italie attend une récolte proche de la moyenne, mais dépréciée par la grêle et la tavelure, donc avec moins de disponible pour le frais haut de gamme.

En Europe du nord, Allemagne, Belgique et Pays-Bas disposent d’une récolte sensiblement inférieure à la moyenne des dernières années. C’est également le cas dans une moindre mesure de l’Espagne, de la Roumanie, de la Grèce et de l’Autriche. France, Portugal et Royaume-Uni sont dans la moyenne. Hors d’Europe, la Chine accuse un léger repli, de même que la Russie. Aux USA, la production est importante (précoce et de gros calibre, contrairement à l’Europe). Turquie et Ukraine annoncent également des volumes importants, de même que le Canada. Le Mexique voit quant à lui sa production tendanciellement diminuer.

Une récolte modérée dans un contexte de prix favorable

Bon début de commercialisation 2013/2014 dans la continuité de 2012/2013

La campagne 2012/2013, très déficitaire en pommes (-23% par rapport à la moyenne), s’est terminée avec des niveaux de prix satisfaisants. La consommation est restée élevée toute la saison, même avec peu de promotions en magasins. Les fournisseurs ont privilégié le marché français au détriment de l’exportation, assurant ainsi un approvisionnement régulier dans les points de vente dans
une logique de partenariat durable. En 2012-2013, les cours se sont maintenus à un niveau supérieur à la moyenne (+ 47% en moyenne sur la campagne).

Il n’y a pas eu, cet été 2013, de télescopage sensible entre les fruits d’été et l’arrivée de la nouvelle récolte de pommes. Comme le montrent les premiers indicateurs de la campagne 2013, les prix sont restés fermes sur un marché vide de pommes, demandeur et
équilibré. Les premières transactions se font d’ailleurs à des prix supérieurs à l’an passé.

La campagne 2013-2014 a commencé en août par le Sud-Est, avec une demande en pommes précoces (Gala) est soutenue car le marché européen était peu chargé. L’indice des prix est bien supérieur à la moyenne 2008-2012 (+ 37 %). Début septembre, la demande est intéressée en Gala et Reine des Reinettes dans le Sud Est. Puis, avec l’entrée en production des autres régions, quelques
concessions de prix se sont opérées. Le marché se durcit en fin de mois de septembre, avec la concurrence des autres pays européens qui rentrent aussi en production. Toutefois, l’indice des prix dépasse le niveau moyen de 28 %. En octobre, l’offre variétale s’est élargie
mais la demande sur le marché intérieur ou européen est peu active, en dehors des opérations de promotions menées en grandes et moyennes surfaces. Les cours fléchissent, surtout pour les petits calibres. En revanche, le marché est plus actif vers le « grand export ». L’indice des prix est supérieur de 20 % à la moyenne des 5 dernières campagnes...

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