Précisions et explications sur l’augmentation du prix du lait

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15

Chaque entreprise définit son propre prix de base en fonction d’indicateurs économiques nationaux, ainsi que de la saisonnalité et de débouchés qui lui sont spécifiques.

Crédit Réussir

Avec l’augmentation des charges, la lecture des factures de lait par les producteurs se fait de plus en plus attentivement… mais elle est aussi plus compliquée ! En effet, il a été acté au niveau national, grâce aux nombreuses actions des producteurs de lait dans les départements et à la médiation de l’État qui a suivi dans la filière, que les GMS acceptent une augmentation équivalente à + 25 €/1 000 litres de lait pour les mois d’avril, mai et juin. La plupart des entreprises semble vouloir appliquer cette hausse. Néanmoins, le prix de base du lait d’avril 2013 va varier d’une entreprise à l’autre. Cela est dû à l’arrêt de la définition d’une saisonnalité régionale au niveau de l’Interprofession (Crieral), ce qui conduit chaque entreprise à appliquer sa propre politique de saisonnalité, plus ou moins accentuée. Cependant, pour donner de la visibilité aux éleveurs et leur permettre de revendiquer un prix du lait de base auprès de leur collecteur, la FDSEA propose ci-dessous une grille de prix de référence, réalisée à partir des indicateurs du Cniel et de la FNPL (et de leurs estimations pour le second semestre 2013) sans appliquer de saisonnalité, et dans un second temps en appliquant une saisonnalité théorique correspondant à la saisonnalité historiquement appliquée jusqu’en 2012. Cette grille doit permettre à chaque producteur d’évaluer sur l’année la cohérence de son prix de base.

Appel de la FDSEA à la vigilance

On notera que les perspectives sont fortement à la hausse pour la fin d’année. Plusieurs arguments participent à cette augmentation importante. La dernière note de conjoncture du Cniel datée du 22 avril indiquait : “La production laitière diminue, ou au mieux se stabilise, dans les différents pays fournisseurs du marché mondial. Sauf reprise exceptionnelle de la production laitière dans l’hémisphère nord à partir de la fin du mois d’avril, une sévère pénurie de matière première risque de sévir cet été.” Dans le même temps, la demande en produits laitiers des principaux pays importateurs ne cesse de se développer, alors même que les volumes échangés sur les marchés mondiaux se réduisent de plus en plus faute de produits. Si ces orientations se confirment dans les mois à venir, la grille théorique proposée ci-dessous pourrait même être encore revue à la hausse, avec un indicateur de marchés et un tunnel de prix avec l’Allemagne qui seraient augmentés. En attendant, la FDSEA du Cantal appelle les producteurs à être vigilants sur leur prix du lait du mois d’avril. Une grille publiée dans une prochaine édition de l’Union indiquera les prix de base appliqués jusqu’au mois d’avril par les entreprises, en indiquant qui a versé les 25 €/1 000 litres obtenus par les producteurs auprès de la GMS. D’après les premiers retours, plusieurs entreprises d’envergure nationale auraient bien pris en compte ces 25 €/1 000 litres dans leur calcul du prix du lait d’avril.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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