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Renouvellement des truies : trouver le bon équilibre

COGEDIS FIDEOR

Renouvellement des truies : trouver le bon équilibre

Pour renforcer ses performances technico-économiques, le renouvellement des truies est un point crucial. A condition de n’être ni trop fréquent, ni trop rare…

Le coût de renouvellement correspond au coût lié au remplacement des truies réformées. Il se calcule en retirant le coût d’élevage ou d’achat des animaux de remplacement des produits issus de la vente des animaux. Comparativement au coût des aliments (environ 2/3 de la production), le coût de renouvellement est faible puisqu’il n’atteint que 1 %. Mais un mauvais pilotage du renouvellement peut induire des effets néfastes sur les performances technico-économiques.

Stratégie

Pour l’éleveur, l’enjeu est donc d’atteindre la bonne longévité des truies. En effet, un « sur-renouvellement » entraîne des coûts plus élevés car le coût des cochettes est ventilé sur un nombre inférieur de portées. L’introduction plus fréquente de cochettes est également susceptible d’induire des risques techniques et sanitaires. A l’inverse, un « sous-renouvellement » réduit les coûts mais peut générer des contre-performances techniques ou en reproduction. Selon l’étude menée par Cogedis Fidéor en 2014, le taux de réforme moyen des élevages est de 39 %. D’importantes disparités subsistent puisque 18 % des éleveurs ont un taux de renouvellement inférieur à 30 % et 15 % ont un taux supérieur à 50 %. Les problèmes sanitaires ou de reproduction peuvent expliquer cette variabilité. Mais certains éleveurs font également le choix de stratégies spécifiques en matière de renouvellement. C’est notamment le cas des éleveurs pratiquant l’autorenouvellement et qui ont tendance à remplacer davantage leurs cochettes. Chaque approche du renouvellement présente ses avantages et ses inconvénients. Ainsi l’achat de cochettes permet de bénéficier des progrès techniques et génétiques, d’une livraison simple et régulière, mais à un certain coût et avec le risque lié à l’introduction de nouveaux animaux. L’autorenouvellement permet de gagner en autonomie et de limiter les risques sanitaires. En revanche, il ne permet pas de bénéficier des progrès génétiques.

Performances économiques

L’étude menée par Cogedis Fidéor a également évalué l’incidence du taux de renouvellement sur les performances économiques. Le critère retenu est celui de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation). Il permet d’analyser la performance de l’élevage, en faisant abstraction de la structure et de son ancienneté. Les élevages qui atteignent les meilleures performances économiques ont un taux de renouvellement compris entre 40 et 50%. Leur EBE est de 20,5 €/100 kg contre 18,5 €/100 kg pour l’ensemble des éleveurs. A l’inverse, plus on s’éloigne de cet optimum de renouvellement, plus les performances économiques en pâtissent. Les élevages dont le taux de renouvellement est supérieur à 55 % ou inférieur à 30 % ont un EBE sous le seuil de 16,5 €/100 kg, soit -2 €/100 kg par rapport à la moyenne des élevages. Le critère de l’EBE reflète également une cohérence globale des pratiques sur l’élevage et de maîtrise des performances techniques. En effet, les éleveurs atteignant un taux de réforme optimal ont un meilleur indice de consommation (-0,05) et une productivité par truie plus élevée (+0,7) par rapport à la moyenne.

Atteindre l’optimum

Pour que la démographie du troupeau soit optimale, il doit contenir 50 % de truies dont le rang de portée est compris entre 3 et 6. Un taux de renouvellement trop important témoigne de problèmes récurrents sur l’élevage. En tête des causes de réforme, on trouve la reproduction (40 %) et la locomotion (12 %). Il convient donc d’évaluer régulièrement les causes de réformes pour adapter ses pratiques et atteindre un meilleur renouvellement.

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