Cours de rattrapage sur la prévention des risques

Élise Desprez

Les interrogations des agriculteurs étaient nombreuses, notamment sur l’intérêt de la fiche pénibilité.
Les interrogations des agriculteurs étaient nombreuses, notamment sur l’intérêt de la fiche pénibilité.

 Mardi dernier, à Nantes, dans les locaux de la maison de l’agriculture, Christine Dogbo, juriste à la FNSEA 44, a animé une réunion intitulée « Prévention et évaluation des risques professionnels, Systera ».

Ambiance studieuse à la maison de l’agriculture, où 25 agriculteurs ont pu échanger avec Christine Dogbo, juriste à la FNSEA 44. Tous employeurs, les agriculteurs ont pu découvrir – ou redécouvrir – la fiche d’exposition des facteurs de risques professionnels dans les exploitations. Au-delà de son intérêt propre, la juriste est intervenue sur les principes généraux de prévention, la démarche d’évaluation des risques et la méthode de remplissage du document. Christine Dogbo est également revenue sur le DUER (document unique d’évaluation des risques) et le logiciel d’aide Systera, qui facilite les démarches de l’agriculteur. « Grâce à cette séance, j’ai appris beaucoup de choses. Cette réunion est très importante, même si elle n’est pas obligatoire », déclare Céline Brizard, agricultrice en production porcine. « Je suis venue surtout pour récupérer de l’information. On a même pu parler des textes qui sont passés fin 2014 et début 2015. La loi nous oblige à respecter cette déclaration d’évaluation des risques. Pour être en conformité avec les nouvelles normes, je n’ai pas le choix, il faut s’y mettre. Je souhaitais donc me mettre à niveau », poursuit l’agricultrice qui emploie deux personnes. De nombreuses interrogations ont porté sur la pénibilité du travail. L’assemblée s’est questionnée sur la difficulté à mesurer la pénibilité du travail et le caractère obligatoire de la déclaration, et ce, pour l’ensemble des employés, y compris les stagiaires et les travailleurs d’un jour. « L’agriculture est un métier très varié et ne rentre donc pas totalement dans « une » fiche. C’est un travail qui est difficile mais on ne sent pas la pénibilité comme à l’usine, où les personnes font toujours le même geste », témoigne Céline. « Pour moi, cette fiche n’est pas nécessaire, car je fais toujours attention à mes salariés avec ou sans fiche. Pour moi, la fiche de pénibilité est juste une contrainte administrative supplémentaire ».

Un outil, un service

L’outil Systera fut une grande surprise pour l’ensemble des invités. Savoir qu’il existe un logiciel simple, hébergé sur Internet à l’adresse www.systera.fr, où l’on peut élaborer sa fiche d’exposition aux risques, établir le DUER et remplir ses obligations réglementaires en matière de santé et de sécurité au travail est rassurant pour ces employeurs. « Je suis bien contente que Systera existe. Le web est devenu un outil évolutif par rapport à l’agriculture. Il permet de nous mettre à jour et c’est beaucoup plus rapide que la version papier. Avant, on devait remplir de nombreuses pages tout seul, alors que ce n’était pas notre travail. Je n’avais jamais rempli une fiche de pénibilité avant. Cela prenait beaucoup trop de temps et de travail. Je n’étais donc pas à jour, comme beaucoup d’autres, car ce n’était pas obligatoire. Mais ça l’est depuis 2012 ». Pour aller plus loin, les agriculteurs présents ont proposé une journée de formation pour apprendre à remplir la fiche. « Les exploitants doivent être encadrés quand ils complètent, cette fiche pour la première fois », précise Céline.

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Commentaires 1

emploi

Moi je vais demander a la msa dans le cadre de prevention et penibilité du travail du paysan, 20 prct sur deux robots pour virer mes salaries! Qui dit mieux?
RAS le bol de bosser comme un con pendant que 35h, arret maladie,

nos anciens se retourneraient dans leur tombe. Vive la msa....

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