Coop de France : 35.000 emplois, c’est possible, à condition d’alléger les charges

Coop de France  : 35.000 emplois, c’est possible,  à condition d’alléger les charges
Objectif : recruter 30.000 jeunes de moins de 30 ans et 4.500 salariés de 50 ans et plus (DR)

L'agriculture et l'industrie agroalimentaire pourrait créer 35.000 emplois dans les trois ans sous réserve d'un allègement des charges fiscales et réglementaires dont l'écotaxe, "inacceptable en l'état", a prévenu jeudi Coop de France.

Recourir au contrat de génération

Coop de France, des industries alimentaires, des entreprises de la distribution  et du commerce de détail ont signé un accord relatif au contrat de génération.

Les objectifs retenus sont : le recrutement de 30.000 jeunes de moins de 30 ans et 4.500 salariés de 50 ans et + ; 5.000 salariés supplémentaires bénéficiaires de formations à la Maitrise des Savoirs Fondamentaux (MSF) ;  Développement de la formation en alternance ; Progression de la proportion des salariés de plus de 50 ans de 23% à 25 % et Amélioration du processus d’intégration et d’accompagnement des jeunes dans l’entreprise.

Les entreprises de 50 à 299 salariés sont incitées à recourir au contrat de génération car elles pourront bénéficier directement de l’aide financière associée à ce dispositif sans avoir à signer un accord ou mettre en place un plan d’action.

Avec les organisations syndicales, Coop de France, qui regroupe près de 3.000 entreprises, s'est engagée à recruter 30.000 salariés de moins de 30 ans et 4.500 de 50 ans et plus dans les trois prochaines années si le secteur obtenait des allègements, a indiqué jeudi son président Philippe Mangin.

"35.000 emplois, il n'y a pas beaucoup de secteurs en France qui peuvent le faire : or nous avons des carnets de commande pleins mais le secteur produit moins, dans toutes les filières, parce que nous ne sommes pas en état de résister à nos concurrents, même européens", martèle-t-il en citant l'Allemagne et les Pays-Bas.

Être éligibles au Crédit d'impôt

Les coopératives agricoles ont demandé à être éligibles au Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) "mais on attend toujours la réponse de Bercy" : la demande fait l'objet de "navettes avec Bruxelles mais n'est toujours pas validée" selon M. Mangin, qui dit "s'interroger" sur la pugnacité du ministère des Finances.

Ce dispositif qui vise à réduire le coût du travail sur les salaires allant jusqu'à 2,5 Smic concernerait nombre des salariés des coopératives estime-t-il : "Ces 35.000 emplois ne pourront être traduits que si le CICE peut nous être appliqué: ce n'est pas une menace, c'est comme ça".

 Ecotaxe : un handicap pour les circuits courts

 Le secteur s'inquiète également  de l'entrée en vigueur de l'écotaxe (repoussée au 1er janvier), payée pour les poids lourds qui emprunte des routes non payantes et  qui introduit "des distorsions d'une région à l'autre et avec l'étranger", souligne-t-il: "la taxe va handicaper l'économie territoriale et les circuits courts plus que le camion qui fait Rotterdam-Barcelone" juge M. Mangin.

Il cite le cas des aliments pour le bétail, "taxés six fois tout au long de la chaîne" du champ au distributeur, "contre une fois seulement au pied du bateau pour ceux importés".

Aussi, à la veille de la Conférence environnementale (vendredi et samedi) le président de Coop de France dit craindre "de nouvelles mesures fiscales" et "qu'on ne retombe dans le réglementaire et le contraignant".  "Nous n'accepterons aucune nouvelle mesure fiscale sans suppression d'une ou deux autres en compensation" prévient-il. "Dans de nombreuses coopératives, des DRH en ont sous le pied" en termes de commandes et donc d'emplois, indique M. Mangin. "Mais ils veulent des assurances".

Source AFP et Coop de France

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