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De la valeur ajoutée en toute sécurité

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Marie-Blandine Doazan AGRICULTRICE À VILLARIÈS (31)
Marie-Blandine Doazan AGRICULTRICE À VILLARIÈS (31)

Lauréate des Trophées de l’installation, Marie-Blandine Doazan a misé sur la diversification de son assolement pour concilier durabilité, sécurité et valeur ajoutée. Mais non sans technicité.

Quand la jeune agricultrice reprend l’exploitation familiale en 2011, l’assolement repose sur du blé dur, du blé tendre et du tournesol. Un classique dans ce département du Sud-Ouest où l’eau constitue un facteur limitant. Trois assolements plus tard, les 125 ha de l’exploitation familiale comptent près d’une dizaine d’espèces, avec du blé tendre, du blé de force, du blé dur, de l’orge, du sorgho, du tournesol oléique, ainsi qu’un panel de production de semences en blé tendre, colza, soja et maïs. Par quel coup de baguette magique ? Tout simplement en réactivant les capacités d’irrigation de l’exploitation inutilisées jusque-là, ouvrant la voie, sur une vingtaine d’ha, à la production de semences synonyme de plus forte valeur ajoutée. Mais pas seulement. Car Marie-Blandine Doazan n’était pas obligée d’étoffer à ce point son assolement, notamment pour les cultures en sec. Là, c’est l’agronomie qui a pesé dans la ba-Lauréate des Trophées de l’installation, Marie-Blandine Doazan a misé sur la diversification de son assolement pour concilier durabilité, sécurité et valeur ajoutée. Mais non sans technicité. lance avec la recherche d’une diversification des assolements et d’un allongement de la rotation, gages de pérennité à court terme (gestion des risques climatiques et sanitaires) et de durabilité à long terme (respect des sols, économies d’intrants…).

Tradition et modernité

Si la diversification de l’assolement permet de lisser en partie les pointes de travail, elle n’en réduit pas la charge globale, bien au contraire. La production de semences, et notamment celle de maïs, génère une attention et des interventions démultipliées. Outre son implication personnelle, la jeune agricultrice compense la surcharge de travail en étant partie prenante d’un groupement d’employeurs ayant abouti à la création d’un emploi salarié. Et réussit le tour de force d’assumer plusieurs responsabilités professionnelles. La technicité est une autre exigence de ces cultures sous contrat à obligation de résultat et, plus largement, de cet assolement diversifié. Avec son diplôme d’ingénieur agronome, Marie-Blandine Doazan dispose d’une solide formation de base. Elle est aussi l’héritière d’un savoir faire familial, digne représentante de la 9e génération à la tête de l’exploitation. Sa passion lui réussit : elle est co-lauréate de l’édition 2014 du concours Graines d’agriculteurs, un prix qu’elle a tenu à partager avec les dix finalistes de l’épreuve.

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