Jeune Installé, « J’ai toujours voulu être agriculteur »

Rédaction Vendée agricole

Chaque mois un JA est mis à l’honneur dans les différents cantons de Vendée. L’objectif est de montrer la diversité des parcours. Cette semaine : Olivier Girard, JA de Sainte-Flaive-des-Loups dans canton de la Mothe. Interview.

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir agriculteur ?

Olivier Girard : J’ai baigné dans l’agriculture tout petit. J’ai toujours voulu être agriculteur. C’est un métier qui me correspond. J’aime la nature, le fait d’être dehors, le contact avec les animaux. Le fait de pouvoir me dépenser compte aussi. Je tournerais en rond sinon. Enfin, j’aime le fait d’être mon propre patron.

 

Quel a été votre parcours ?

OG : J’ai d’abord fait un bac STAE systèmes de production. Puis j’ai enchaîné avec le BTS ACSE aux Etablières. Je ne voulais pas faire des études longues, mais en même temps je voulais en savoir suffisamment. J’ai complété mes connaissances avec un CS machinisme en 2008, à l’IREO de Bressuire, par alternance cette fois, contrairement au reste de mon parcours. J’avais alors 21 ans. J’aimais bien les machines mais je n’avais pas assez de compétences pour être à l’aise dans le domaine. J’ai travaillé chez un entrepreneur agricole pendant le CS. Puis j’ai fait les battages, et les ensilages de maïs là-bas.

Mon but était de m’installer à la ferme familiale, mais je n’avais pas encore l’opportunité. Du coup, j’ai profité de cette période pour bouger. Travailler dans une ferme expérimentale à l’INRA me tentait bien. Je suis parti en Essonne, c’était un petit défi en quelque sorte. Après le CS machinisme, j’avais besoin de renouer avec les animaux. J’étais dans le groupe élevage de la ferme expérimentale. J’ai pas mal appris là-bas. Ça a duré un an. Puis j’ai eu vent qu’un agriculteur laissait à proximité de chez mes parents. C’était une formidable occasion pour m’installer. Après un an de salariat, j’ai apprécié de retrouver mon autonomie de décision et une polyvalence dans mes activités.

Comment s’est passée votre installation ?

OG : J’ai pu reprendre 200 000 L de lait et 57 ha. Je me suis installé le 1er novembre 2010 dans le Gaec Les Limons, à la Poitevinière de Sainte-Flaive-des-Loups. Je me suis installé avant la mise en place du plan de développement de l’exploitation (PDE) collectif avec la saisie par le jeune, mais j’aurais aimé être dans cette nouvelle démarche. J’aurais aussi voulu tester des hypothèses. En stage stage préparatoire à l’installation (SPI), nous avons pu pas mal échanger avec mon groupe. Ça nous fait avancer de conforter nos points de vue. J’ai apprécié le déroulé le SPI, les différents intervenants que nous avons eus… Dans le plan de professionnalisation personnalisé (3P), on m’a demandé de faire des formations. Certaines étaient bien, et dans d’autres j’ai moins appris.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre exploitation ?

OG : Aujourd’hui, nous sommes mon père, ma mère et moi, sur 122 Ha. Nous faisons du lait, avec environ 80 vaches, ainsi que quelques bœufs pour valoriser les prairies aux Clouzeaux. On a tout ramené sur le site des parents. On a refait des bâtiments pour les génisses. On a empierré pour faire des silos… Le site que j’ai repris est à 12 Km du siège. Au début, on a mis quelques animaux là-bas, mais ça ne va plus être possible. On peut juste y faire un peu de stockage.

 

Avez-vous des projets ?

OG : On veut réaménager l’ancienne stabulation à génisses pour y mettre les veaux. On a toujours des projets. Maman va prendre sa retraite à la fin de l’exercice. Papa a 57 ans. J’ai assisté avec mes parents à l’opération « demain je transmets et tu t’installes ». L’après-midi nous a permis de prendre conscience qu’il fallait commencer à se renseigner pour la transmission. On n’a pas toujours envie de parler retraite, mais il faut anticiper. Je commence donc à chercher un associé. On projette de s’inscrire au répertoire départ installation (RDI). Ce répertoire met en relation des jeunes en recherche d’une exploitation et des exploitations en recherche d’un repreneur ou d’un associé.

 

Depuis votre installation parvenez-vous à trouver votre équilibre dans l’exploitation ?

OG : Niveau boulot, oui, on a pas mal de projets. Mais c’est vrai que j’ai plus de mal à faire la part des choses entre la vie privée et la vie professionnelle, du moins pour le moment. Enfin je voudrais dire que je ne regrette rien et dire à ceux qui sont intéressés par le monde agricole qu’il faut qu’ils se lancent... Des  agriculteurs il en faudra toujours.

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