La fromagerie “Les délices de Paul & Ninon” : retour gagnant

Conseil National CERFRANCE POSTEC

La fromagerie “Les délices de Paul & Ninon” : retour gagnant

Le parcours de Valérie Millet a tout du succès story à la française ! Voilà 4 ans, cette jeune femme a quitté son poste de communicante parisienne pour fabriquer du fromage de chèvre dans le Poitou. Une reconversion brillamment réussie, comme en témoignent les récompenses professionnelles obtenues et le chiffre d’affaires en progression continue.

Un challenge à relever

Valérie Millet conduit sa reconversion en accélère. Cette fille d’agriculteur du Poitou avait rejoint la capitale après ses études supérieures en commerce trilingue. Spécialisée dans l’organisation d’évènementiel professionnel à l’étranger, Valérie décide après 12 ans de quitter Paris pour revenir en campagne et bénéficier d’un environnement plus qualitatif.

La ferme familiale venait de se libérer, Valérie décide donc, début 2011, de s’y installer en production caprine avec son compagnon. Pendant le premier hiver, elle s’initie à la production fromagère, effectue un stage 6 mois, et investit dans une fromagerie. Elle démarre sa production en juin 2012. “J’aime les défis et les challenges, avoue Valérie, mais je ne savais pas trop ou j’allais sur la qualité des fromages et le retour des clients”.

La fromagerie “Les délices de Paul & Ninon” : retour gagnant

Des médailles pour une saveur unique

Réponse rapide, les clients sont là et apprécient. En moins d’un an, la fromagerie “Les délices de Paul & Ninon” (prénoms des enfants de Valerie) ont acquis une petite notoriété locale. Valerie propose ses fromages au concours des saveurs régionales. Banco, médaille d’argent et de bronze avec seulement deux fromages présentes. Six mois plus tard, sans rien connaitre des processus et des codes du milieu, elle propose son palet de chèvre au concours général à Paris. Médaille d’or. En moins de deux ans d’activité fromagère, Valerie venait d’atteindre la consécration. Il faut dire que tous ceux qui goûtent ses fromages n’en reviennent pas. Une saveur que nombre d’entre eux n’avaient jamais connue dans un fromage de chèvre. Les ventes sont en croissance continue et la production fromagère est parfois tendue. “J’aimerais affiner plus longtemps mais la demande est tellement forte que la salle d’affinage se vide rapidement”, regrette Valérie. Heureusement le troupeau de 250 chèvres produit 200 000 litres de lait et la fromagerie transformera pour la saison qui vient plus de 50 000 litres. Il reste encore de la marge pour répondre aux nouveaux clients. Valerie continue de conduire son affaire à marche forcée.

La fromagerie “Les délices de Paul & Ninon” : retour gagnant

Perspectives ambitieuses

La gamme des fromages proposée s’élargit, ses ventes sur les marches et dans les magasins de producteurs sont encore très régionales. Son nouvel objectif est de mettre en valeur sa connaissance du milieu parisien qui lui offre des perspectives chez les meilleurs crémiers et restaurateurs. “J’ambitionne aussi de me positionner un jour sur le marché allemand et anglais, l’international me manque un peu et j’aime les relations commerciales et la communication, c’est mon métier premier”. Les opportunités sont grandes car l’offre en fromage de chèvre fermier est quasi inexistante hors de France. En moins de trois ans d’activité, Valérie Millet s’impose comme une des meilleures fromagères caprines de France. Mais aussi comme une chef d’entreprise qui n’oublie pas l’économique. Le chiffre d’affaires de la ferme s’élevé déjà a 275 000 €. Et nous ne sommes qu’au début de l’aventure. Alors, “Les délices de Paul & Ninon”, Start up du fromage de chèvre ?

Source : CERFRANCE : Jacques Mathé économiste - Gérer pour gagner - n° 40 Décembre 2015

 

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