Le terroir haut-marnais a son site internet

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Le terroir haut-marnais a son site internet

La vente s’effectue dans un camion sur le parking de la chambre d’Agriculture : « J’aime la vente, le contact avec le client. Ceux-ci peuvent mettre un visage sur l’éleveur qui lui a vendu la caissette.»

une filière locale plus avantageuse pour l’éleveur

La vente s’effectue dans un camion sur le parking de la chambre d’Agriculture : « J’aime la vente, le contact avec le client. Ceux-ci peuvent mettre un visage sur l’éleveur qui lui a vendu la caissette. » La chambre aide aussi les agriculteurs à se professionnaliser sur les techniques de vente : « La chambre nous propose des format ions de connaissance des viandes pour mieux les vendre. Nous ne sommes pas vendeurs, c’est un autre métier, il faut avoir les compétences. » Vincent conditionne ses caissettes via le Centre de formation des apprentis (CFA) :« Pour le moment je propose des caissettes, car je ne fais pas de sous vide, mais j’aimerais prochainement passer par un boucher. » Il précise même : «Un boucher permettrait d’ouvrir d’autres perspectives. Comme démarcher des restaurants et des comités d’entreprises. » Vincent vend aussi des génisses au Leclerc de Chaumont : « Je vends 8 bêtes par an en groupe mutualisé, sous le label Alliance locale. C’est une chance d’avoir ce partenariat avec le magasin. » Au contraire, l’éleveur a eu l’amère expérience d’un partenariat avec un Intermarché : « Nous avons travaillé un temps avec l’Intermarché de Chaumont via la coopérative Coop 2000. Le magasin était satisfait. Mais la politique nationale de l’enseigne a préféré privilégier la filière longue. » Vincent rebondit même : «C’est regrettable, je fournis le magasin, mais sans bénéficier de prix "local". Si la grande distribution veut aider les éleveurs, il faut plus de partenariats départementaux. » La filière locale est plus avantageuse pour Vincent : « Lorsque j’ai commencé, je vendais 3,3€ le kilo en filière longue. Et l’année 2013 fut une très bonne année à 4€ le kilo. Mais en filière courte, le prix de reprise est 5,5€ le kilo. La différence est notable. » L’agriculteur aimerait développer la vente directe : « Il faut ouvrir d’autres portes. Pourquoi ne pas ouvrir un magasin à Andelot ? Il y aurait des produits du terroir, comme du fromage de chèvre et des fruits et légumes. C’est une initiative qui marche dans beaucoup de villes. Pourquoi pas chez nous?»

Qui est à l’initiative d’appro 52

La chambre d’Agriculture de Haute-Marne voulait créer une centrale d’achat de produits du terroir sur Internet pour développer la filière locale. Mais l’idée est inspirée du drive fermier en Gironde. Le site est réparti en trois boutiques, une destinée aux particuliers, l’autre
à la restauration collective et une dernière aux professionnels. J’ai été engagée avec une autre animatrice pour le piloter.

Quels produits proposez-vous

La boutique "grand public" propose des caissettes de viande de 10 kilos, provenant de six éleveurs de bovins, de porcs et de veaux. Le client réserve la caissette sur le site et vient la récupérer au point de retrait indiqué par chaque éleveur. Pour la restauration, nous proposons aux collectivités des contrats en fruits et légumes et en produits laitiers. Enfin, la dernière boutique est destinée aux commerçants ou aux gîtes touristiques. Elle propose une gamme de produits secs allant du miel au vin en passant par de la terrine

Combien de commandes avez-vous enregistrées

Pour les éleveurs, on dénombre la vente de l’équivalent de 8 gros bovins, dont 19 caissettes au Conseil général. En restauration collective, nous avons déjà enregistré pour 9 300€ de commandes pour le printemps et l’automne 2014. Dont une part importante de pommes de terre (7 tonnes) et 1 tonne de tomates et de céleri. Les collectivités sont difficiles à fidéliser. Il y a beaucoup de concurrence. Concernant les produits secs, un commerce, Bragard, fait une commande tous les mois, d’environ 300€ depuis juillet 2013.

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Quelles actions allez-vous mener pour gagner en visibilité

Une série d’actions a déjà été faite et d’autres sont prévues. Nous avons fait parvenir de nombreux courriers à destination des bistrots ou commerces, mais il n’y a pas eu de retombée flagrante. Le 17 février 2014, nous avons rencontré la Confédération des professionnels indépendants de l’hôtellerie-restauration. Dans le but d’organiser une série d’actions pour promouvoir le terroir, comme une semaine du goût haut-marnais. Deux portes ouvertes à la ferme ont également été réalisées en septembre 2013. Une douzaine d’établissements de restauration collective étaient présents.

Source : Jérôme Peleyras - JA MAG Mars 2014

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