Menu
PleinchampTV Lettre d'info

Les yaourts de la Petite Prairie

Direction de l'Agriculture du Crédit-Agricole

Les yaourts de la Petite Prairie
Émilie Schmitt éleveuse à RANSPACH-LE-HAUT (68)

Pour rejoindre la Petite Prairie, l’EARL familiale, Émilie Schmitt s’est lancée dans la transformation et la vente directe de produits laitiers. Une initiative couronnée par les Trophées de l’installation.

Quarante vaches laitières de race montbéliarde sur une surface de 58 ha : c’est ce que comptait l’EARL de la Petite Prairie avant qu’Émilie ne s’installe auprès de ses parents Véronique et Pierre. Depuis son installation, le nombre de vaches et la surface n’ont pas changé, et pourtant son activité prospère. La clé du mystère ? La transformation d’une partie de la production laitière en yaourts, faisselles et autres fromages blancs, vendus à la ferme et sur les marchés. « La transformation de 10 % de notre production laitière génère 30 % de notre résultat, confie la jeune éleveuse. Cette diversification a permis mon installation sans agrandir l’exploitation et sans augmenter la production. » Une installation qui ne doit rien à l’improvisation. Après un BTS en productions animales, Émilie a suivi un certificat de spécialisation en production fermière. À la ferme, des aménagements spécifiques ont dû être réalisés pour créer l’atelier de transformation, s’équiper d’un véhicule réfrigéré et accueillir les clients. Autant d’investissements soutenus par le Crédit Agricole Alsace Vosges. L’énergie et le travail des trois associés familiaux font de la Petite Prairie un modèle d’installation et une belle réussite d’entreprise. Ils ont valu à Émilie Schmitt d’être la co-lauréate des Trophées de l’installation 2015 du concours Graines d’agriculteurs.

La Petite Prairie pousse toujours

Depuis 2012, année d’installation d’Émilie, la Petite Prairie a trouvé son point d’équilibre, ce qui ne rime pas avec immobilisme. Pour réduire un tant soit peu l’astreinte générée par la conduite de l’exploitation et du troupeau, que les activités de transformation et de vente n’ont pas allégée, Émilie projette d’automatiser certains process de fabrication. La conversion de l’exploitation en bio est également programmée pour 2016. Il faudra cependant plusieurs années avant de pouvoir estampiller le logo AB sur les produits de la ferme. Il concernera notamment la production de fruits entrant dans la composition des yaourts. « Cette orientation correspond à un cheminement commun à mes parents et à moi-même, davantage qu’à une demande de la clientèle », indique Émilie. L’exploitation mettait déjà en œuvre des techniques alternatives, préfigurant la transition. Un projet de séchage de foin en grange est également programmé. La technique permet de préserver la valeur alimentaire du foin, ce qui contribuera à renforcer l’autonomie fourragère de l’exploitation. Bref, les projets foisonnent !

Lire tous les articles de : La Lettre Aux Agriculteurs en pièce jointe.

Source : la Lettre Aux Agriculteurs - Décembre 2015 - N° 4  

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 2

Nat

C'est la bonne manière de produire: pas besoin de passer par une énorme usine pour faire des bons yaourts.

Beber12

Bravo ! c'est toujours plaisant de voir qu'avec du courage et des modèles de production differents, ça peut marcher.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires