MSA : Dépistage du cancer colorectal

Christophe AVRANCHE

MSA : Dépistage du cancer colorectal

De 50 à 74 ans, c'est tous les deux ans !Le cancer colorectal détecté tôt : dans 9 cas sur 10, on en guérit. Le dépistage organisé mis en oeuvre par les Pouvoirs publics et relayé par la MSA auprès de ses adhérents a permis de diminuer le nombre de décès liés à cette pathologie. En 2015, un nouveau test de dépistage plus simple et plus performant est proposé.

En France, chaque année, plus de 42 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont détectés. Ce cancer du gros intestin (côlon et rectum) est le plus fréquemment rencontré chez les personnes âgées de plus de 50 ans, sans distinction de sexe. Cette tumeur maligne de la muqueuse du côlon ou du rectum se développe le plus souvent à partir de lésions (polypes). Le dépistage peut permettre d'identifier la maladie à un stade précoce de son développement, voire de détecter des polypes avant qu'ils n'évoluent vers un cancer.

Un test de dépistage plus simple et plus performant

Le dépistage est proposé aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans qui sont invités par courrier à consulter leur médecin traitant. Celui-ci détermine leur niveau de risque et, le cas échéant, leur remet le test et apporte les explications nécessaires.

En grossissant, certains polypes saignent. Le test de dépistage consiste à repérer, dans les selles, des traces de sang qui ne sont pas visibles à l'œil nu. Le nouveau test permet de prélever un échantillon de selles, à l'aide d'une tige à replacer dans un tube hermétique. Il suffit ensuite de l'adresser au centre de lecture, à l'aide de l'enveloppe pré affranchie fournie.

Les résultats sont adressés au patient et à son médecin traitant :

  • Dans 96 % des cas, le test est négatif. Aucun saignement n'ayant été détecté, il n'y a donc aucun signe de lésion ou de cancer. Le test est à refaire tous les deux ans. Dans l'intervalle, il faut rester attentif aux signes d'alerte (sang dans les selles, douleurs abdominales, troubles digestifs inhabituels et persistants) et consulter en cas de doute.
  • Si le test est positif (4% des cas), cela signifie simplement que du sang a été décelé dans les selles. Pour en identifier l'origine, le médecin adresse son patient à un gastroentérologue qui réalisera une coloscopie. Effectué sous anesthésie, cet examen permet de repérer la présence éventuelle de polypes à retirer avant qu'ils n'évoluent en cancer. La détection précoce d'un polype ayant déjà évolué en cancer augmente les chances de guérison.

Le test et l'analyse sont pris en charge à 100 %. La consultation est remboursée dans les conditions habituelles par la MSA et la complémentaire santé, de même que la coloscopie lorsqu'elle est prescrite.

Un nouveau test

  • Plus simple : il nécessite un seul prélèvement de selles contre six précédemment et la technique de prélèvement limite la manipulation des selles.
  • Plus performant : d'une sensibilité supérieure, il permet de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d'adénomes.
  • Plus fiable : grâce à l'utilisation d'anticorps, il ne peut pas être rendu positif par l'hémoglobine animale issue de l'alimentation.

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Commentaires 1

ACCES84

Encore faut-il que la gabégie ne l'emporte pas ;
faisant partie de la population à risques, dans le Haut-Rhin, je reçois comme tous les deux ans le colis Hemocult. Alors qu'il est prêt à partir, j'apprends par la presse qu'il n'est entre-temps plus agréé et qu'il ne peut plus être analysé. Coût de l'opération, quelques millions d'euros, sans compter les dégâts liés à des dépistages tardifs. Nous attendons toujours les nouveaux tests promis ...

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