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“Nous ne cautionnons pas la convention collective”

J.M. Authié

Thierry Bonhoure, responsable UD CGT Cantal, et Jean-Luc Longeon, responsable régional de l’Usraf.

Le syndicat Usraf-CGT mécontent du sort des salariés agricoles.

 

Le 3 juillet, la commission de polyculture et d’élevage du Cantal tenait une réunion avec, notamment au menu, la refonte de la convention collective des exploitations et entreprises agricoles cantaliennes. Mécontente du sort réservé aux salariés, l’Union syndicale régionale agroalimentaire et forestière (Usraf-CGT) a déclaré qu’elle ne cautionnerait pas “la baisse du pouvoir d’achat ni la perte des acquis sociaux des salariés agricoles”. Responsable de l’Usraf-CGT d’Auvergne, Jean-Luc Longeon a fait savoir que les propositions de la commission mixte étaient inacceptables. “Les employeurs avaient pour exigences : la suppression de la prime de 10 % attribuée aux saisonniers ; la modification à la hausse de la durée du préavis en cas de démission de l’ouvrier-employé, l’agent de maîtrise et le cadre”.

Perte de salaires

 

Dans le premier cas, le syndicat estime que les patrons “avec la complicité de la CFDT vont aggraver la précarité. À la place de la prime de 10 %, ils proposent d’inclure ces salariés au coefficient 140, à la condition que ceux-ci conduisent de façon régulière des engins agricoles, s’offusque Jean-Luc Longeon. Jusqu’ici, les salariés agricoles étaient payés sur la base du Smic horaire (9,40 € brut de l’heure depuis le 1er juillet) plus donc les 10 % de prime. Or, faire passer ces mêmes salariés au coefficient 140 (soit 9,63 € brut de l’heure) “serait une perte sur leur salaire et donc sur leur pouvoir d’achat de près de 50 centimes par heure”. “L’intervention des saisonniers est décisive dans le processus de production. Avec cette nouvelle convention, la grille de salaire est bien loin des besoins des salariés. Le salaire doit servir à autre chose qu’à survivre”, insiste même Thierry Bonhoure, responsable de l’UD CGT Cantal. Quant au volet du préavis, l’Usraf-CGT tape une nouvelle fois sur les représentants des employeurs (FDSEA) et son homologue représentant les salariés. “C’est la mise en place d’une véritable entrave à l’emploi. Le salarié voulant changer d’employeur se verra contraint d’effectuer un préavis trop long pour accéder à une nouvelle embauche en cas de besoin immédiat de main d’œuvre”. Mettant en avant les importantes exonérations de cotisations sociales, “totales chez les saisonniers et jusqu’à 1,6 fois le Smic sur les CDI”, le syndicat parle de “nouvelle accentuation de la paupérisation des salariés agricoles” et revendique : un salaire minimal de 1 850 € par mois (avec 400 € immédiat) ; une semaine de 32 heures sans perte de salaires ; le respect du repos dominical (deux jours de suite) ; l’embauche en CDI ; la retraite à 55 ans ; une caisse de congés payés en agriculture...

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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