Salariée en élevage de faisans et perdrix en Aveyron

Aveyron ASAVPA

Tri des oeufs de faisans
asavpa 12

Joëlle Combes est salariée agricole dans un élevage de faisans et perdrix, dans le sud de l’Aveyron, à Martrin, proche de la vallée du Tarn. Elle a présenté, dans le dernier bulletin de l'ASAVPA (Association des Salariés Agricoles), son travail au quotidien et fait visiter l’élevage où elle travaille où nous a accueilli également Pierre Menras, son employeur.

changemen tde cages des coqs faisans

Mon travail au quotidien

 « J’ai commencé à travailler ici, il y a quelques années, comme saisonnière. Assistante maternelle, j’habitais alors Rodez et je souhaitais changer de métier. Je complétais cet emploi en enseignant l’occitan dans des écoles. J’ai ensuite été embauchée en CDD puis en CDI et je suis aujourd’hui responsable de l’élevage des reproductrices.

L’alimentation se réduit au remplissage des nourrisseurs avec des granulés adaptés à chaque âge ou des céréales et à celui des abreuvoirs avec une citerne. Au passage, il y a toute une surveillance à réaliser. Une fois par semaine, on « tourne les coqs », ce qui stimule la fécondation, c'est-à-dire qu’on retire celui de la première cage, on le remplace par celui de la seconde, puis on met celui de la troisième dans la seconde et ainsi de suite jusqu’à le dernière où on met le premier.

Le principal travail est la collecte des œufs et surtout le tri. Le ramassage des œufs se fait tous les jours, dans des paniers, et prend environ une heure. Chaque panier en contient 300 et il peut y avoir jusqu’à 8 paniers. Les œufs glissent dans une rigole à l’extérieur de la cage et sont à portée de main. La période du printemps est donc la plus astreignante, avec une présence 6 jours /7,   mais on s’arrange entre nous pour des absences.

 Le tri peut durer plusieurs heures, et atteindre jusqu’à 4 heures en pleine saison. Les œufs sont ramassés le soir et triés le lendemain. Ceux du week-end sont triés le lundi. C’est le principal travail. J’ai appris progressivement. La reconnaissance se fait à l’œil et au toucher et en les soupesant. On doit repérer et éliminer tous les œufs qui risquent de ne pas éclore, ceux qui portent deux jaunes etc. Il y a environ 10 à 15 % de déchet. Pour l’exportation, le tri est encore plus draconien, car les acheteurs sont exigeants.

Les œufs triés sont rangés dans des alvéoles, puis tamponnés avec le numéro de l’élevage avant d’être mis en cartons pour être livrés.

Je tiens à jour le journal de ponte qui indique, pour chaque journée, le nombre d’œufs pondus, mais aussi les traitements... C’est aussi un outil pour communiquer entre nous. On fait le point entre nous chaque vendredi pour prévoir les livraisons.

Le passage en  CDI (24 h 30 annualisées), avec des responsabilités, a rendu mon travail beaucoup plus intéressant. je le complète par un autre contrat de 6 h/semaine à l’école du village (garderie et ménage). C’est un travail qui demande de l’implication mais ce que j’aime dans le statut de salariée, c’est qu’après le travail, je peux faire d’autres choses. »

L'article paru comprend aussi une description de l'élevage et du cycle des animaux par l'éleveur :

Lire l’article complet en ligne

http://www.pardessuslahaie.net//uploads/sites/98c3aa09c45ecb88c9ca273dafe01696c20a9755.pdf

 

 

 

 

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