100.000 euros pour une meilleure gestion de l'eau en agriculture

100.000 euros pour une meilleure gestion de l'eau en agriculture
Des actions visant à améliorer l'efficience des systèmes d'irrigation seront également soutenues (DR)

Les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement annoncent un plan gouvernemental de plus de 100 millions d'euros sur cinq ans pour favoriser une meilleure gestion de l'eau par le secteur agricole.

Ce plan, dont le principe avait été annoncé en juin par Nicolas Sarkozy, vise dans un premier volet à faciliter la création de retenues d'eau, une demande pressante des agriculteurs souvent en butte aux organisations de défense de l'environnement. Son objectif est de  mieux assurer l'équilibre entre les besoins de l'irrigation et les ressources disponibles. Il s'agit de soutenir la construction de retenues d'eau supplémentaires, « dès lors qu'elles ne conduisent pas à une remise en cause des objectifs de la directive cadre européenne sur l'eau ».

L'Union européenne et les agences de l'eau vont apporter une aide respective de 15 et 75 millions d'euros pour permettre la mise en place dans les cinq ans d'une capacité de stockage supplémentaire de l'ordre de 40 millions de mètres cubes. Parallèlement, le gouvernement prévoit des modifications législatives et réglementaires pour le premier trimestre 2012 afin d'encourager la réalisation de ces projets.

14.000 ha de cultures plus économes en eau

Dans un second volet, ce plan vise à favoriser une meilleure utilisation de l'eau en privilégiant des cultures plus économes en eau, par exemple du soja à la place du maïs, une plante très consommatrice. L'objectif du gouvernement est d'atteindre une superficie de 14.000 hectares de cultures ainsi remplacées.

Un montant d'aides européennes et nationales de 27 millions d'euros sera débloqué pour accompagner ce programme. Un appel à projet est lancé auprès d'opérateurs économiques pour mettre en oeuvre ces mesures.

Des actions visant à améliorer l'efficience des systèmes d'irrigation seront également soutenues ainsi que  l'effort de recherche sur la diversification des cultures pour l'économie d'eau.

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Commentaires 3

micky49

Le jour ou nos representants et les élu auront compris que l'eau, bien commun, est la meilleurs assurance climatique qui soit, que si chaque agriculteur pouvait avoir la possibilité de provisionner l'hiver pour redistribuer l'été. La production agricole serait un secteur d'activité moins ératique, moins spéculatif et que chacun pourrait trouver avantage dans l'irrigation.
au lieu de cela nous sommes, petit gaulois conservateurs , sur des lignes défensives, ou la seul ligne de défense que nos représentants adopte c'est la préservation de l'avantage aquit en lieu et place de préparer l'avenir....
chacun se souviendra de cela en prenant un peu de hauteur quand aux décisions qui sont prise et a l'interpretation qui peut en etre faite.....

cdric22

oui n'oublions pas que les installations d irrigations ont été archi subventionnées par les pouvoirs publics, et qu'a une epoque ou l'on subissait des prix bas a cause de surproduction , en meme temps on donnait une prime supplementaire à l'ha irrigué, donc des subventions a l'installation d'irrigation ou de retenues, des primes a l'ha en plus et en plus en plus des rendements supplementaire.... et le pire c'est que ca a été integré au dpu
a quand la fin de l'injustice dans le monde agricole

yen amarre

dans le cas des réserves de substitution créer à partir de l'eau des nappes, c'est 100 millions donnés à une minorité ayant des quotas d'eau puisque les volumes attribués ne sont pas équitables sur tout le bassin versant ayant cette réserve. les irrigants actuels auront encore une augmentation de leur droit à produire et les non irrigants actuels et qui le seront encore avec ses réserves de substution puisque la politique actuelle leur interdit. les non irrigants auront donc un droit à mourir. La méthode d'attribution du volume étant sur des volume historique. La personne qui aura le plus utilisé d'eau, parfois la plus gaspillée profitera le plus de ces aides. L'agriculteur qui aujourd'hui voudrait valoriser au mieux cette ressource mais n'ayant pas de droit historique sera exclu de ces reserves et pourtant les canalisations passeront au bout de son champs.
A QUAND UNE GESTION,UNE MAITRISE, UN PARTAGE EQUITABLE DE LA RESSOURCE POUR UN BIEN (L'EAU)
APPARTENANT A TOUT LE MONDE ET PASSANT SOUS NOS PIEDS. LA FORME ACTUELLE T'ATTRIBUTION DES VOLUMES ETANT PROCHE D'UN DEPOUILLAGE DE DROIT ENVERS UN NON IRRIGANT SOUHAITANT AVOIR DES VOLUMES

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