2014/2015 : Les ventes d'engrais en baisse

2014/2015 : Les ventes d'engrais en baisse

Les fabricants français d'engrais agricoles ont réalisé en 2014/2015 un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros, en baisse de 3% par rapport à l'année précédente, le volume de produits livrés diminuant de plus de 4%, a annoncé mardi l'Union des industries de la fertilisation (Unifa).

Les 50 sociétés membres de l'Unifa ont livré 12 millions de tonnes de produits fertilisants, sur les douze mois achevés fin juin ou fin avril selon les filières, a indiqué l'organisation professionnelle dans un communiqué. Les livraisons d'engrais restent globalement stables à 9,2 millions de tonnes, la légère hausse des ventes d'azote minéral (+1%) et de soufre (+2%) compensant la chute des achats de phosphore (-9%). La consommation d'amendements minéraux basiques, utilisés pour neutraliser les sols acides, a en revanche diminué de 5%, à 2,8 millions de tonnes.

"La priorité des agriculteurs, en particulier par rapport à la qualité des protéines pour les céréales, c'est de mettre des engrais azotés simples. Les années où la conjoncture économique n'est pas bonne pour eux, ils font l'impasse sur les autres engrais", a expliqué Gilles Poitevin, délégué général de l'Unifa. En plus de ce tassement des volumes, "les prix ont baissé en moyenne de 1% à 2% sur l'année", a-t-il ajouté.

"La France est en retard"

A quelques semaines de la conférence mondiale de Paris sur le climat (COP21), l'Unifa, qui représente la quasi-totalité de la production française d'engrais et les trois-quarts des volumes livrés dans l'Hexagone, affirme que "les industries françaises de la fertilisation ont diminué de 75% leurs émissions de gaz à effet de serre" depuis 2005. Alors que la production française d'engrais ne cesse de décliner (-42% depuis 1990), l'organisation réclame que les produits importés de pays extra-européens soient "soumis aux mêmes contraintes" environnementales, notamment les engrais azotés chinois "fabriqués à partir de charbon" quand les européens utilisent surtout du gaz naturel, a expliqué M. Poitevin. L'Unifa plaide pour "une barrière non tarifaire" au niveau européen, sous forme de "norme technique" fixant un seuil maximal d'émission de dioxyde de carbone (CO2) pour les produits commercialisés dans l'Union européenne.  

L'industrie de l'engrais s'inquiète par ailleurs de "la prolifération du nombre de produits se prévalant d'être +biostimulants+ et de leurs allégations multiples" et "demande au législateur d'adapter la réglementation à cette évolution du marché". "Il y a plus de 200 produits sur le marché qui ne sont pas légalement autorisés", a souligné le délégué général de l'Unifa, observant que ces "biostimulants" sont essentiellement importés de pays "qui ont déjà des réglementations", comme l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, alors que "la France est en retard".

Source avec AFP

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Commentaires 2

minou

bon en tout ca me rassure car quand le chiffre d'affaire baisse de 3% et que les volumes baissent de 4% ca veut bien dire que les prix ont augmenté , rassurons nous a l unifa peu importe le nombre de paysans broyés à la machine puisqu'il y aura tjs des terres a fertiliser

Emma

On verra bien pour 2016 si les prix connaitront une baisse, vous avez une idée sur le cours de l'engrais ?

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