2016 : stabilité du marché de la protection des plantes

Anne Sophie LESAGE

2016 : stabilité du marché de la protection des plantes
2016 : stabilité du marché de la protection des plantes

En 2016, d’après l’Union des Industries de la Protection des plantes (UIPP), le marché est resté stable en valeur et a baissé en volume en raison des améliorations techniques. L’organisation qui fêtera ses 100 ans en 2018, trace sa feuille de route pour 2025.

L’UIPP qui représente 95% du marché de la protection des plantes, a indiqué lors de sa conférence de presse annuelle être dans un contexte économique de stabilité à 2,17 milliards d’euros, mais avec de fortes craintes face à la vague du « sans pesticides. » L’organisation qui rappelle que « plus de 10 000 bio agresseurs1» sont présents en France, et que « 30 à 40% des récoltes seraient perdues sans protection des cultures » a souligné consacrer 10% de son chiffre d’affaires mondial à la recherche et développement.

Son Président, Nicolas Kerfant s’avoue, pour l’instant impuissant « je ne vois pas comment on peut faire “sans“ (pesticides, ndlr) dans l’état actuel de la science. » Avant d’ajouter « s’il y avait une meilleure alternative, elle se serait imposée depuis longtemps » « le glyphosate semble être encore la solution la plus adaptée et la moins chère. » Le président de l’UIPP ironise « le glyphosate est classé comme cancérogène au même titre que le travail de nuit et la charcuterie. » 

Objectif 2025 

L’UIPP a d’ailleurs dressé ses axes de progrès à horizon 2025. Parmi ces objectifs : « booster collectivement le biocontrôle » par le biais d’un investissement fort des entreprises de l’UIPP dans le consortium de recherche sur le biocontrôle et ainsi faire croître à 15% sa part sur le marché, contre 5% aujourd’hui. Autres objectifs de l’UIPP, « ajuster au mieux les dosages pour traiter un hectare, renforcer la sécurité des systèmes de transfert des produits, généraliser et systématiser l’utilisation des outils d’aide à la décision lors des utilisations de produits phytosanitaires »,  sans oublier de « s’engager dans la transparence » en communiquant plus sur les études d’évaluation.  

100 ans de l’UIPP

En 2018, l’UIPP fêtera ses 100 ans. Pour Delphine Guey, directrice des affaires publiques et communication de l'UIPP, c’est « plus qu’un centenaire à fêter » il s’agit d’un « nouveau siècle à imaginer ! » Pour célébrer cet événement, l’UIPP reviendra sur son utilité, tentera également de faire comprendre sa mission au travers de plusieurs temps forts l’année prochaine, sous la bannière « le siècle vert. » En février, la filière sera de retour au salon international de l’agriculture avec un stand dédié à la protection des plantes. Du 14 au 27 mai, l’UIPP créera en plein Paris, une maison éphémère de la protection des plantes pour en expliquer l’utilité. De mars à octobre, l’organisation lancera des rendez-vous en région pour échanger. Et enfin, en décembre, l’UIPP publiera un livre « comme trace d’engagement pour l’avenir. »

1 : Maladies, ravageurs, flore concurrente …

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Commentaires 2

Panurge79

Mais peut-être que si personne n'avait épandu de glyphosate sur les cultures juste avant la récolte, n'en serait-on pas là. A force de faire croire à la profession que ce produit était vraiment inoffensif ( rappelez-vous le lièvre nageant dans le bonheur du glyphosate), ça conduit dans une impasse.

Gib

Ce n'est pas à nous qu'il faut expliquer tous les services rendus par les produits phytos !
Que de progrès depuis les débuts empiriques (désherbage au vitriol !...) de la protection chimioque , alors Mme Guey , puisque vous êtes en charge de communication , COMMUNIQUEZ !! , mais au grand public !

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