Abeilles : Bruxelles propose une suspension de trois molécules pendant deux ans

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Abeilles : Bruxelles  propose une suspension de trois molécules  pendant deux ans
Ces pesticides sont essentiellement utilisés en enrobage de semences.

L'Union européenne propose aux États membres, à compter du 1er juillet, d’interdire pendant deux ans l'utilisation de certains pesticides jugés nuisibles pour les abeilles.

"Nous avons proposé de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton", annonce Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire chargé de la Santé et des Consommateurs Tonio Borg.

La mesure a été soumise jeudi aux experts des États membres et a suscité de sérieuses réserves de la part de plusieurs pays, notamment l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne. Les experts vont présenter cette option dans leur pays et "si les conditions sont réunies", la Commission présentera une "proposition de règlement" pour permettre l'adoption de cette mesure. Elle pourrait être soumise à la réunion des experts prévue le 25 février. Si elle est adoptée, l'interdiction pourrait entrer en application le 1er juillet.

« Je me réjouis de cette décision de la Commission qui s’inscrit dans la droite ligne du retrait de l’autorisation de mise sur le marché du  Cruiser OSR dont j’avais pris la décision dès juin 2012 », déclare Stéphane le Foll dans un communiqué. La France a en effet  retiré le 29 juillet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence mais uniquement pour  le colza.

Trouver des alternatives

Les trois néonicotinoïdes incriminés --clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam-- sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand  Bayer et suisse Syngenta. Sont notamment concernés : le Cruiser OSR de Syngenta et le  Poncho et Gaucho (déjà interdit en France) de Bayer.

Pour prendre cette décision, la Commission s'est fondée sur un avis rendu le 16 janvier 2013 par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), qui estimait  que l’utilisation des trois néonicotinoïdes pour les abeilles présentait  un risque. Les experts de l’Efsa considéraient la réévaluation comme prioritaires au regard de leur utilisation aujourd'hui en Europe.

Le ministre estime que la proposition de la Commission européenne « permet de tirer les conséquences des avis de l’EFSA de façon claire et harmonisée pour l’ensemble des États membres de l’Union européenne ». Il  souhaite que « ces propositions se traduise par des textes applicables pour la prochaine campagne de préparation de semences soit à partir du 1er juillet prochain ». Toutefois Stéphane Le Foll assure qu’il  veillera aussi « à ce que des alternatives soient disponibles pour les agriculteurs dans les situations qui le nécessitent ».

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Commentaires 16

ouaisyoupi

enorme tout ces soi disant paysan qui reclame a corps et a cris qu'on leur laisse leur cocaine, leur pesticides pour s'en metrre plein le nez...au nom du pognon qu'ils veulent se faire avec leur justification a 2 balles

titi

bonjour l'orthographe new edge, si les primes pac étaient réduites à un niveau inversement proportionnel à la pollution, l'économie réelle régulerait d'elle même les intrans, à bon entendeur

houlala

un petit clin d'oeil à un vieux produit, bien entendu interdi a se jour, LE LINDAL !!!
ce produit est un neurotoxique dans toute sa splendeur, il a été interdi sur les cultures bien avant d'étre interdit dans LES PRODUITS ANTI POUX utilisé sans restriction sur nos chére têtes blondes !!! hé oui parkinson et autre ne découle pas automatiquement de nos pratique culturales. je vous parlerai bien des autre salopries utilisé au quotidien par le grand publique mais cela serrai un peu long ...
il ne faut pas oublié que l'agriculture permet de nourir les hommes, mais ca beaucoup l'ont oublié et ne nous voyes plus que comme des pollueur !!! je trouve sa triste ;)

nono

@aubasla: tous a fait d'accord avec toi par contre il va falloir que environ 70 a 80 % de la population retourne aux champs et que le consommateur mettent environ le meme pourcentage de son pouvoir d'achat dans la nourriture.
je suis contre les pesticides mais je ne suis pas sur que la population le soit si on leur explique les incidences...

aubasla

produire pour nourrir la planète OUi!! mais pas à n'importe quelle prix, notemment celui d'épandre des salopries qui vont mettre 50 ans à ce dégradé totalement que l'on va retrouvé partout et biensur dans toutes la chaine alimentaire. Tout cela n'est que de l'inconscience pur et dure un peu de bon sens ne ferais qu'améliorer les choses. Vouloir Interdire ces produits qui empeste notre campagne au printemps et une bonne chose. Dire que les produits ne sont en aucun cas responsables de la mort des abeilles et une injure à la vie. Si certain on tellement peur de voire disparaître les pesticides. Ils devront revendre leurs hectare et réaprendre à vivre sur des exploitations à échelle humaine. où là finalement tout est gérable sans CHIMIE

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