Agroéquipements : La reprise des ventes de matériels s'amorce

Michel Portier

Les ventes de matériels agricoles devraient timidement repartir en cette fin d'année, après un repli très marqué. De quoi limiter la casse sur 2010.

La chute des ventes amorcée en 2009 s'est poursuivie sur le premier semestre 2010, se soldant par un marché français des agro-équipements en recul de 30 % par rapport au premier semestre 2009 pour s'établir à 1,7 milliard d'euros. Les baisses de 20 à 40 % de prises de commandes affichées par les constructeurs traduisent d'une part un net ralentissement des investissements des agriculteurs, d'autre part un assainissement des stocks des concessionnaires qui avaient été gonflés par les invendus de 2009.

Les stocks d'occasions ont du mal à s'écouler faute de débouchés. (M. Portier)

Les stocks d'occasions ont du mal à s'écouler faute de débouchés. (M. Portier)

87 % de matériels importés

Sur les six premiers mois 2010, la production de l'industrie française recule de 27 % à 1,39 milliard d'euros. Cette baisse s'explique par l'effondrement du marché français, les exportations reculant de seulement 6 %. Autre surprise, le niveau des importations fléchit de 17 % à 1,48 milliard, portant la part des matériels importés sur le marché français à 87 % (80 % en 2009).
Confortés par un moral au beau fixe dans les régions de grandes cultures, les acteurs de la filière tablent sur une reprise en fin d'année, leurs permettant d'espérer un marché total de 3,37 milliards d'euros sur l'année 2010, proche de 2006.

Léger optimisme dans les concessions

Du côté de la distribution, l'enquête réalisée mi-septembre par le Sedima auprès des concessionnaires, montre un léger regain d'optimisme. Tous matériels confondus (neufs et occasions), 58 % d'entre eux envisagent une stabilité de leur marché au second semestre 2010 par rapport à 2009 sur la même période. Seulement 14 % espèrent une progression.
Concernant les stocks, la situation s'est améliorée pour le matériel neuf. En revanche, les stocks d'occasions ont du mal à s'écouler faute de débouchés, tant sur le territoire qu'à l'étranger, et en raison d'un écart de prix insuffisant avec le matériel neuf.

 

Source Réussir Grandes Cultures Décembre 2010

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