Alsace : Les victimes de la chrysomèle se rebiffent

SC

Des agriculteurs de la plaine d'Alsace demandent à l'Union européenne de retirer la chrysomèle, parasite du maïs, de la directive sur les organismes nuisibles , indique un responsable du « collectif de victimes de la chrysomèle ».

La quarantaine d'agriculteurs du collectif souhaite que la lutte contre ce coléoptère soit gérée par la profession agricole et non plus par les États membres. « Nous ne sommes pas opposés à la directive mais elle est souvent appliquée avec un traitement lourd par pesticide », explique Marcel Roesch, l'un des agriculteurs concernés par l'épandage d'insecticides après la découverte en juillet d'une chrysomèle à Orschwiller (Bas-Rhin).

Selon eux, ce genre de traitement ne permet pas d'éradiquer la chrysomèle du territoire européen. Pour preuve : le niveau d'infestation dans certains états membres comme la Hongrie et l'Italie et le retour annuel de l'insecte parasite en France, en Allemagne ou encore en Autriche malgré les moyens considérables mis en oeuvre.

Le collectif souhaite que, comme le doryphore ou la pyrale, la chrysomèle ne soit plus traitée par arrêtés préfectoraux mais par le recours à « une lutte chimique et biologique raisonnée » menée par les producteurs de maïs.

La réglementation européenne impose la lutte contre la chrysomèle pour empêcher sa prolifération dans l'Union européenne. En France, l'arrêté ministériel qui fixe les mesures de rotation des cultures et d'épandage d'insecticides à appliquer est en cours de modification, a récemment précisé la préfecture du Bas-Rhin.


Source AFP

Publié par SC

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier