Après le maïs en 2012, c’est le blé qui est le moteur du marché en 2013

Thierry LEMAÎTRE

Après le maïs en 2012, c’est le blé qui est le moteur du marché en 2013

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas… Le maïs n’assume plus le rôle de marché directeur et la consommation devient l’élément déterminant de la campagne 2013.

Après le maïs en 2012, c’est le blé qui est le moteur du marché en 2013

Le marché du blé n’est plus guidé par celui du maïs mais par ses propres fondamentaux. Partie en mai 2012 des niveaux actuels, la cotation de l’échéance nov 2013 sur le marché à terme Euronext, a suivi la tendance évolutive des prix de la récolte 2012 marquée par une forte poussée vers le haut, à la veille de la moisson 2012. L’optimisme était alors partagé par la plupart des prévisionnistes, certains d’entre eux prévoyant même, encore en février, une tension sur la fin de campagne 2012. Force est de constater que les espoirs furent déçus et que les cours n’ont alors cessé de glisser à partir de décembre 2012 pour atteindre un plus bas à la mi-août 2013.

Grâce à la forte demande internationale, les cours se sont toutefois redressés en regagnant une vingtaine d’euros, et oscillent depuis quelques temps entre 200 et 205 €/T . Ainsi les grands importateurs, tels que l’Egypte, l’Algérie ou la Chine sont très présents; l’Egypte pourrait à elle seule acheter 8,7 millions de tonnes en 2013. Malgré la concurrence de la Mer Noire où la production de blé a progressé de 37 % en Russie, 34 % en Ukraine et 66 % au Kazakhstan, l’Europe et la France en particulier, établissent des records à l’exportation depuis le début de campagne; 4,5 MT de certificats à l’exportation ont ainsi été délivrés dans l’UE fin septembre contre 2,5 MT à pareille époque en 2011/2012. La forte poussée de l’euro face au dollar n’a même pas réussi à freiner cet élan exportateur. La production mondiale devrait retrouver un niveau supérieur à celui de 2011, permettant une légère reconstitution des stocks de fin de campagne. Globalement ces stocks mondiaux de blé devraient s’établir à environ 178 MT soit un ratio stocks/consommation de 25 %
correspondant à 90 jours.

Après le maïs en 2012, c’est le blé qui est le moteur du marché en 2013

En France, le volume récolté a été meilleur que prévu au regard des conditions climatiques printanières et ce dans la plupart des régions, exception faite du Sud-ouest où quantité et qualité ont fait défaut. La qualité moyenne très correcte en particulier au nord de la Loire, malgré un taux de protéines légèrement supérieur au seuil fatidique de 11 %, laisse envisager un maintien du dynamisme de nos exportations, d’autant plus que les origines Mer Noire donnent les premiers signes d’épuisement.

L’absence d’indicateur fort d’orientation concernant les fondamentaux du marché du blé, pourrait amener les opérateurs à observer rapidement les perspectives de la récolte 2014; les semis de l’hémisphère nord se sont pour l’instant déroulés dans de bonnes conditions; quelles seront celles de cet hiver?

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