BASF renonce à commercialiser de nouvelles semences OGM en Europe

BASF renonce à commercialiser de nouvelles semences OGM en Europe
BASF va notamment cesser la culture d'Amflora (photo BASF)

Le numéro un mondial de la chimie, l'allemand BASF, annonce qu'il renonce au développement et à la commercialisation de nouveaux produits transgéniques destinées à l'Union européenne.

"Nous sommes convaincus que les biotechnologies vertes sont cruciales pour le 21ème siècle. Mais (elles) ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", a estimé Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF cité dans un communiqué."C'est pourquoi cela n'a pas sens économique de continuer à investir dans des produits devant être  exclusivement cultivés dans ce marché", a-t-il ajouté.

 BASF va notamment cesser la culture d'Amflora, sa pomme de terre renforcée en amidon destinée à l'industrie qui avait été autorisée en Europe en 2010, et a par ailleurs décidé de transférer le siège de sa recherche-développement en cultures transgéniques aux Etats-Unis.

Le groupe laisse toutefois la porte ouverte pour ses pommes de terre transgéniques déjà développées Amadea, Modena et Fortuna : leurs demandes d'autorisation déjà lancés dans l'Union européenne vont se poursuivre, a-t-il précisé.

 Amflora cultivée sur moins de 300 hectares

 "C'est un choix d'entreprise et nous prenons note", a commenté Frederic Vincent, porte-parole du commissaire chargé de la Santé et des Consommateurs John Dalli. La Commission fait le même constat que BASF sur la non acceptation des OGM,  a-t-il souligné. Un an et demi après avoir obtenu l'autorisation de culture, Amflora était cultivée sur moins de 300 hectares dans seulement trois pays de l'UE, a-t-il précisé.

 L'autre OGM autorisé à la culture dans l'UE, le maïs MON810 de Monsanto, attend depuis plus un an la prolongation de cette autorisation, mais la Commission "n'a pas encore lancé le processus", malgré l'avis favorable de l'EFSA, l'autorité européenne pour la sécurité alimentaire. "La Commission attend d'avoir un accord des Etats sur les règles pour la culture", a expliqué Frédéric Vincent.  Sept pays dont la France et l'Allemagne ont interdit la culture du MON810 sur leur territoire.

La Commission a proposé de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture sur leur territoire. En échange, ils devront donner leur accord aux homologations réclamées par les géants de l'agroalimentaire dans les pays qui le souhaitent. "Mais aucun accord n'a encore été trouvé", a reconnu le porte-parole.

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