Bilan de santé de la PAC : Des aides supprimées et des inconnues pour le blé dur

Gabriel Omnès

Au même titre que les autres céréaliers, les producteurs de blé dur comptent parmi les grands perdants du bilan de santé de la PAC. Des questions restent en suspens sur ce qui attend la filière, notamment pour les producteurs en zone traditionnelle. Les aides couplées dont ils bénéficiaient sous la forme d'une prime à la qualité de 40 euros/hectare, assujettie à l'emploi de semences certifiées, et d'une aide complémentaire de 71,25 euros/hectare, disparaissent avec le découplage. Dans le cadre du bilan de santé, l'État a mis sur la table 8 millions d'euros pour favoriser la contractualisation au sein de la filière, avec des mécanismes d'attribution qui restent à définir. Cette enveloppe devrait compenser la disparition de la prime qualité. L'incertitude est plus grande concernant les 71,25 euros/hectare restants. Pour Jean-François Gleizes, à la tête de la filière, « cette somme doit être totalement réaffectée aux producteurs de blé dur, car il serait illogique d'être prélevé deux fois, alors que les rendements de la culture sont bas ».

Source Réussir Grandes Cultures Avril 2009

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