Blé/intempéries: "pas de craintes sur les semis" malgré les problèmes de trésorerie (AGPB)

Blé/intempéries: "pas de craintes sur les semis" malgré les problèmes de trésorerie (AGPB)

L'Association générale des producteurs de blé (AGPB) n'a "pas de craintes sur les semis" malgré les importants problèmes de trésorerie rencontrés par les céréaliers après les intempéries estivales mais demande des "avances" pour que les agriculteurs puissent semer la prochaine récolte.

"Je n'ai pas de craintes sur les semis mais il faut absolument des avances de trésorerie pour avoir de l'oxygène", a déclaré mardi Philippe Pinta, président de l'AGPB, lors d'une conférence de presse. Pour que les agriculteurs puissent acheter les semences et engrais nécessaires à la prochaine récolte, il faudra que les organismes stockeurs (coopératives notamment) "puissent faire un peu “banquiers“ pour les agriculteurs", a-t-il souligné. Car les producteurs de blé "comptent des pertes de chiffre d'affaires pouvant atteindre 500 euros/hectare et plus quand le rendement est défaillant, et ils abordent la période des semis de céréales d'automne avec une trésorerie exsangue", détaille l'AGPB dans un communiqué. "Je vois mal une coopérative refuser des achats d'intrants et de semences à un agriculteur parce que son compte est dans le rouge", a espéré M. Pinta. "J'ai demandé au Crédit Agricole d'être bienveillant par rapport à la situation des agriculteurs", a-t-il ajouté.

Fin août, l'AGPB a demandé au gouvernement la création d'un comité spécial pour gérer la commercialisation délicate de la récolte, ainsi qu'un versement anticipé des aides de la PAC. La récolte française de blé pour la meunerie a été en partie gâchée cet été par une conjugaison exceptionnelle d'intempéries qui ont dégradé la qualité des grains. Cela se traduit par une proportion plus élevée de blé fourrager, destiné ànourrir les animaux et payé beaucoup moins cher aux producteurs. Selon l'organisme public FranceAgriMer, environ 60% des blés françaisrécoltés cette année sont de qualité panifiable.

Source avec AFP

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Commentaires 5

mardoland

mes chers collègues ,vos raisonnements sont justes ,la lassitude et la colère s'amplifie dans les bassins céréaliers ,malheureusement je crois que c'est une utopie de penser qu'une exploitation peut survivre avec les seules aides compensatoires (amputées cette année par notre cher gouvernement ,d'où mon pseudo).
Il est vrai que nous n'aurons aucun revenu cette année . Dans nos "zones intermédiaires",(plateaux à cailloux du Barrois du sud de l'aube) les rendements sont faibles avec une piètre qualité , 100% des blés à 80 de hadberg (valeur 110 euros/ tonne pour un prix de revient à 150 environ) colzas, pois et lentilles germés(de 20 à 60 %).106 mm d'eau sur la première décade de Juillet.
Néanmoins cet exercice fortement déficitaire, provoqué par la conjonction de la baisse sensible des cours mondiaux ,des rendements et de la qualité ,nous permettra de dégager quelque menue trésorerie afin d'honorer partiellement nos échéances diverses.
Le dégout que va provoquer cette malheureuse année laissera des traces profondes.
Nous sommes de plus en plus exploités,en 1991 ,dernière année avant la PAC le blé meunier valait 208 euros la tonne (137 francs le quintal) ,il est aujourd'hui à 140 euros /tonne (92 francs le quintal)!!!!!
Cette volatilité des prix inspire beaucoup les médias lors des fortes hausses ,il sont beaucoup plus discrets lorsque nous sommes dans le fond de l'âbime .
N'en déplaise à toutes ces "têtes pensantes",nous ne sommes pas responsables de la hausse du prix de la baguette et autres.
Savez vous qu'un euro d'orge de brasserie à 140 euros la tonne génère 100 euros de bière de bonne qualité vendue en grande surface en pack de 24!!!!!
Le diagnostic étant maintenant établi ,avec un pronostic vital mal engagé, il serait peut être nécessaire de trouver une thérapie adaptée ...

Comme beaucoup d'autres sur cette planète nous produisons des matières premières ,nous sommes les seuls à le faire sans organisation mondiale.

Les producteurs de pétrole,de minerais,d'engrais conservent leurs marges colossales grâce à ces stratégies .le prix du pétrole a été multiplié par 30 en 40 ans ( 3,3 dollar le baril en 1974) celui des céréales par 3 !!!! le pétrole serait il plus vital que le blé pour l'être humain ????

Fort de tous ces constats et injustices mon subconscient m'a engendré un rêve la nuit dernière:

OPEC oui OPEC ... nous avions créés l'ORGANISATION des PAYS EXPORTATEURS de CEREALES.

Chaque année nous produisions 95 % des besoins de la planète, nos prix avait déjà été multiplié par quatre et ce n'était que le début d'une formidable opulence.....

A nous les belles Ferrari,Lamborghini,Rolls Royce et autres Bugatti Veron devant le Carlton de Cannes .

Et puis soudain le réveil , et là ,l'espoir s'est maintenu en me remémorant la belle phrase d'ANTOINE DE SAINT EXUPERY:

"FAITES DE VOTRE VIE UN REVE ET DE VOTRE REVE UNE REALITE" ........

A suivre ,pour notre survie.

BIEN CONFRATERNELLEMENT


jeunesagri76

@geo: Bravo géo belle preuve d'altruisme et d'intelligence en oubliant vous mangez ce que nous semons

geo

@popo: si vous estimez travailler pour rien, pourquoi prenez-vous le risque de semer? Rien ne vous y oblige. Vous semez de l'herbe à la volée et vous percevrez la PAC.

agri 70

The show must go on

popo

le mieux c'est de faire grève pour les semis de blé car en 2014 j'ai fait 50qx et au prix actuel on travaille pour rien....

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier