Blé tendre : un stock final conforme à la moyenne des années précédentes

Lise Monteillet

Blé tendre : un stock final conforme à la moyenne des années précédentes

FranceAgriMer a réuni le 11 janvier son conseil spécialisé sur les céréales. En blé tendre, les exportations vers pays tiers ont été revues un peu à la hausse, tandis que les prévisions restent stables au niveau des importations.

Maïs : les estimations de collecte en recul

En maïs, les prévisions de collecte sont en recul de 193 milles tonnes par rapport à celles du mois précédent, atteignant maintenant 10,2 millions de tonnes. Les prévisions de maïs destiné à la FAB (fabrication d’aliment pour le bétail) sont toujours de 2,2 millions de tonnes. FranceAgriMer a ainsi estimé que l’épisode de grippe aviaire pouvait être contrebalancé par une meilleure compétitivité du prix du maïs par rapport à celui du blé.

« On ne s’en sort pas si mal », estime Rémi Haquin, le président du conseil spécialisé pour la filière céréalière.  « Le marché intérieur sait travailler avec les blés produits », analyse-t-il, en précisant : « les agriculteurs vont quand même avoir un faible volume à vendre, cumulé à un faible prix ».

Malgré une forte baisse des exportations de blé tendre vers pays tiers par rapport à l’année dernière, les stocks finaux de la campagne 2016/2017 devraient être proches de la moyenne des cinq dernières années. Ce qui signifie que la baisse quantitative et qualitative de la dernière récolte française ne devrait pas engendrer de stocks « tendus » ni « pléthoriques » en fin de campagne, selon Olivia Le Lamer, chef de l’unité grandes cultures.

Importations inchangées

Lors du dernier conseil spécialisé de la filière céréales, le 11 janvier, les estimations étaient quasiment inchangées par rapport au mois précédent pour le blé tendre. Les importations sont toujours estimées à 700 000 tonnes. « Ce poste est cependant sous observation avec l’idée qu’il pourrait falloir le rehausser, car nous sommes déjà à 530 000 tonnes en cinq mois », précise Olivia Le Lamer. Le poste amidonnerie a par contre été un peu abaissé, atteignant désormais 2,8 millions de tonnes.

Les prévisions d’export vers l’Union européenne sont toujours de 6,1 millions de tonnes, comme le mois dernier. Cependant, « le potentiel de concurrence de l’Ukraine est à suivre », explique Olivia Le Lamer.

Des exportations en baisse

Au mois de décembre, les exportations hors de l’Union européenne étaient en diminution de 47 % par rapport à l’année précédente. Les embarquements vers l’Algérie, le Maroc, l’Afrique subsaharienne et l’Asie sont en forte diminution, compte tenu de la mauvaise récolte française. Les prévisions sont néanmoins légèrement revues à la hausse, évaluées à 4,8 millions de tonnes. Cela s’explique par l’émergence d’une nouvelle destination en décembre : le Yémen. Cette opportunité serait apparue « du fait de problèmes logistiques rencontrés par d’autres pays », selon Olivia Le Lamer. L’Algérie demeure un marché incertain pour les opérateurs qui ne s’accordent pas sur un point de vue homogène. Ces derniers ont du mal à évaluer le potentiel de concurrents comme l’Argentine.

Les prévisions concernant le stock final sont en légère baisse, s’établissant à 2,6 millions de tonnes. 

Pour en savoir plus : semis d'hiver, des surfaces confortées en blé tendre

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Commentaires 1

le goulot

quand vous récoltez 30% de moins il n'y a pas besoin d'etre spécialiste pour imaginer que les stocks ne vont pas gonfler.Par conte qu'ils soient identiques à la moyenne révéle bien que la commercialisation est difficile.Dire que l'on sait travailler sur de telles qualités et que cela n'a pas d'incidences,cet "expert" me fait doucement rigoler.Avec Thierry Haquin l'agriculture n'a pas de soucis à se faire;

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