Blé : une récolte qui a presque tout pour plaire

Crédit Agricole, pôle AgroAlimentaire

Blé : une récolte qui a presque tout pour plaire
Blé : une récolte qui a presque tout pour plaire

La  moisson  française de blé a battu  largement ses précédents records en 2015, avec une prévision qui dépasse maintenant 41 Mt pour le blé tendre. Les surfaces étaient au plus haut niveau (5,2  Mha) et le rendement  juste derrière celui de 2002 (7,9  t/ha contre 8,3  t/ha). Les orges aussi affichent un record à 11,9 Mt.

Ceci  contraste  avec  la  situation difficile du maïs, dont  la récolte recule fortement : la sécheresse  sévère  qui a duré jusqu’à l’été a touché particulièrement le maïs, dont les rendements  vont de  4 à 17 t/ha, la  plante  ne  pouvant produire sans irrigation dans des conditions difficiles.

Contrairement  à  l’année  précédente  la  qualité  du  blé  est tout à fait correcte, avec de gros grains, une bonne qualité boulangère  et une humidité limitée en général  (le séchage restant nécessaire  dans certaines régions comme le nord). Reste le taux de protéines, qui est structurellement en baisse et que  le rendement élevé contribue à limiter. La moyenne est cette année  de 11  %, meilleure au  nord,  plus faible à 10,5 % en région parisienne et Loiret.

Pour 2016, les semis d’hiver se présentent bien en blé et en orge, avec une sole en augmentation et des conditions de semis excellentes : en l’absence de difficultés ultérieures, une nouvelle bonne récolte pourrait en résulter.

Bilan français céréles

Les utilisations intérieures sont prévues en hausse, via les utilisations en  alimentation  animale   (consommation  à  la ferme + FAB, fabricants d’aliments du bétail). Il s’agit en fait d’un remplacement  envisagé  du  maïs  par  le blé,  compte tenu des  disponibilités respectives et des  prix devenus  très proches.  Mais ceci suppose  que le prix du maïs, lui-même concurrencé dans ses débouchés  par le maïs d’importation, ne se replie pas. Le suivi des certificats à l’importation délivrés par l’UE en novembre montre en effet des perspectives d’entrées accrues de maïs au niveau européen.

Les utilisations en panification sont aussi prévues en légère hausse sur la saison, mais sont pour l’instant plutôt en baisse.

Les exportations vers l’Europe sont prévues en repli, mais à un niveau cependant  élevé,  permis si tout va  bien  par  la légère baisse  de la production de blé dans  les autres pays membres (la France est la seule à connaître une progression).

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Source PRISME, décembre 2015

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