Céréales et oléagineux : rebond des prix en octobre

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Céréales et oléagineux : rebond des prix en octobre

Les cours des céréales et oléagineux ont enregistré un rebond au cours du mois d’octobre. Reste à savoir si cette remontée s’inscrira dans la durée.

« Après avoir évolué pendant plusieurs mois dans un contexte baissier, les cours mondiaux ont désormais inversé la tendance, sans que l’on puisse augurer de la durabilité du phénomène » précise FranceAgrimer dans sa dernière lettre de conjoncture. Une hausse dont profite la destination française.

blé tendre

Source : Service Expert Grandes Cultures Pleinchamp

Rendu Rouen, le cours du blé tendre se maintient désormais autour de 170 euros/t alors qu’il avait atteint le point bas de 156 euros fin septembre.

Les cotations du maïs français, ont également augmenté au mois d’octobre, en particulier celles de l’origine Sud-Ouest. Le FOB Bordeaux a ainsi gagné 10 euros entre le 30 septembre et le 5 novembre, pour s’établir à 150 €/t.

« Nous ne sommes pas encore au niveau de prix des deux précédentes campagnes mais l’on assiste à un léger rebond (...)  On avait touché le fond ! » a commenté Rémi Haquin, président du Conseil spécialisé pour la filière céréalière de FranceAgriMer.

Renchérissement du tourteau de soja

Les raisons de cette hausse : l’embellie du marché mondial, soutenue par le dynamisme des échanges internationaux et le retour aux achats des fonds d’investissement sur les marchés à terme. Les récoltes de maïs et de soja ont également pris du retard aux USA du fait de la pluie, phénomène aggravé par des problèmes d’acheminement des grains sur le territoire. Cette situation a provoqué le renchérissement du tourteau de soja, donc de la graine, qui a entraîné dans son sillage le maïs et le blé.

Au niveau du blé tendre, les opérateurs s’inquiètent du niveau de production en Australie (du fait de la sécheresse) et en Russie, lié à l’insuffisance du manteau neigeux pour protéger les blé d’hiver. Autre motif d’inquiétude : la baisse des volumes récoltés cet automne au Kazakhstan du fait de l’arrivée précoce de l’hiver. Fait inhabituel, ce pays exportateur a même importé 150.000 tonnes de blé russe.

Les prix sont également soutenu par la demande à l’exportation, avec notamment l’achat égyptien de 60.000 t de blé français le 1er novembre et 180.000 t  le 5 novembre. Le France se place désormais au 2e rang des fournisseurs du GASC avec un volume de 780.000 t exportés depuis le début de la campagne. L’an dernier, à la même époque, aucune vente n’avait été réalisée.

Source FranceAgriMer

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