Céréales : le tour des rendements 2016

Lise Monteillet

Céréales : le tour des rendements 2016

FranceAgriMer, Arvalis-Institut du végétal et Terres Inovia ont réalisé un premier bilan des récoltes estivales. Ce dernier confirme des rendements « historiquement bas » en blé tendre et insiste sur la nécessité de renforcer le tri des lots. Pour les orges, les utilisations brassicoles seront limitées. En blé dur, la situation est contrastée.

Blé tendre : rendement historiquement bas

La récolte n’est pas encore terminée partout en France. Si les rendements sont jugés « corrects » et « d’un bon niveau qualitatif » dans le Sud du pays, ce nouveau communiqué confirme qu’il en est tout autrement au nord de la Loire. « Localement, les rendements peuvent être catastrophiques, de l’ordre de la moitié de la moyenne quinquennale, voire moins », écrivent FranceAgriMer, Arvalis-Institut du végétal et Terres Inovia.

Les poids spécifiques sont « très irréguliers », « faibles » pour la moyenne. Par contre la teneur en protéines serait « élevée à très élevée ». Ce qui s’explique par le « nombre faible de grains dans les épis ». Au niveau du critère Hagberg, « la récolte devrait être satisfaisante ».

« Des opérations d’identification et de tri des lots particulièrement renforcées chez les opérateurs sont nécessaires. En particulier, la forte proportion de petits grains va nécessiter un travail de nettoyage et de criblage de grande envergure pour constituer des lots homogènes, satisfaisant aux exigences de l’ensemble des débouchés », s’accordent FranceAgriMer et les deux instituts techniques.

En chiffres : la production de blé tendre est estimée à 29,1 millions de tonnes, contre 40,9 millions en 2015, pour un rendement moyen de 55,6q/ha, au lieu de 79,3 en 2015. 

Orges : utilisations brassicoles limitées

La récolte est achevée pour les orges d’hiver. Les rendements sont « globalement satisfaisants dans le Sud-Ouest », « moyens à satisfaisants » dans l’Ouest et « décevants » dans le Nord, le Centre et l’Est. C’est surtout la qualité brassicole des orges qui inquiète. Les teneurs en protéines sont élevées, les poids spécifiques faibles, tout comme les calibrages. La production d’orges d’hiver est estimée à 7,8 millions de tonnes, contre 10 millions en 2015, avec un rendement moyen de 55,7q/ha, au lieu de 73,1 en 2015.

La moisson se poursuit en orges de printemps, « avec des rendements altérés mais néanmoins meilleurs qu’escomptés ». La production 2016 est estimée à 2,4 millions de tonnes, contre 3 millions en 2015, avec un rendement moyen de 53,9 q/ha, contre 65,5 en 2015. 

Blé dur : résultats variables

La récolte, qui a pris fin, est hétérogène. Dans le Sud-Ouest les rendements ont été bons « avec des teneurs en protéines parfois justes ». Dans le Sud-Est, les rendements sont variables mais les qualités sont « bonnes ». Les rendements « sont fortement altérés » dans le Centre, « avec des niveaux de poids spécifiques moyens mais de très bons taux de protéines » dans le Centre-Ouest. 

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Commentaires 16

MARC PERE "merise330"

quand les céréaliers ont une baisse de rendement on en fait tout un patacaisse,quand c est les eleveurs on en parle beaucoup moins, Il faut pas oublier que les céréaliers se partagent70%des primes alors que les eleveurs qui sont beaucoup plus nombreux se partagent les 30%de miettes qui restent merci pour la solidarite

@cajo45

moi je ne m'en soucis pas c'est vrai , les gens qui achetent tout a l'etranger pour s offrir un niveau de vie d'une csp superieur , qui veinnen à la campagne juste parce que c'est moins cher , et qui finalement ont été salarié sans soucis a ramener a la maison , qui empehce de dormir la nuit sans emprunt monumentaux , non je dois etre un egoiste mais ca ne me soucis pas

baracouda

moi je suis eleveur vaches laitières plus moutons j'ai aussi des céréales moi j'ai fait plus de 70qx en blé voir 90 sur une parcelle je pense que les céréaliers doivent se poser des questions ils travaillent moitiés de l'année et touchent plein de primes se sont bien des fonctionnaires de l'agriculture. Question : on peut me dire qui va utiliser les orges et les blé de mauvaises qualités ce sont bien nos animaux alors respect on doit travailler tous main dans la main pour pouvoir avancer

reivax45

Je vois que le métier de céréalier suscite des vocations!!! Venez chez nous, il y a des exploitations à reprendre. Il y en a pour toutes les bourses.
Au fait, 80 qx en moyenne ces dernières années en blé, 32 cette année.
D'autre part, pourquoi un plan d'aides pour les riches céréaliers si ça va si bien!!!

shimano

Bonjour bergenie je suis cerealier dans l indre il me faut 2 ha pour faire 100 quintaux et 3 ha en 2016 je travail 12 mois sur 12 je n est pas de villa a megeve ni a chamonix et les eleveurs avec tout le respect que je leurs doit on besoin des cerealiers pour nourir leurs animaux

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