Chambre d'agriculture de la Mayenne : Prairie multiespèces : la bonne prairie des petites terres !

La prairie multi-espèces associe généralement plusieurs graminées et légumineuses. L'association ray-grass anglais-trèfle blanc donne toute satisfaction en pâturage dans des conditions pédoclimatiques favorables mais elle montre des limites dès que les conditions sont plus limitantes. Longtemps boudée, la prairie multi-espèces connaît aujourd'hui un regain d'intérêt auprès des éleveurs.

Des prairies plus productives...

Plus rustiques, les prairies multi-espèces produisent davantage que l'association RGA-TB en conditions difficiles, notamment en cas de déficit hydrique marqué.
Les prairies multi-espèces permettent un meilleur étalement de la production tout au long de l'année et encaissent également mieux les coups de chaud. La synthèse des résultats d'essais réalisés de 2001 à 2004 à la ferme expérimentale de Thorigné d'Anjou, dans le Maine-et-Loire, dont les sols limono-sableux sont à la fois séchants et hydromorphes, montre que la production de matière sèche des prairies multi-espèces se révèle toujours supérieure à celle de l'association RGA-TB. L'augmentation moyenne annuelle de rendement atteint 1,5 tonnes de matière sèche par hectare, soit plus d'un tiers du rendement. L'augmentation de la productivité est liée à l'effet « flore variée », notamment avec le ray-grass, la fétuque élevée et le trèfle hybride qui ramènent du rendement, mais aussi à l'effet précocité du ray-grass anglais.

Equilibre entre espèces...

Les espèces associées doivent coexister sans que la concurrence ne conduise à l'élimination de l'une d'entres elles. Il faut rechercher une complémentarité des espèces dans l'espace et le temps, notamment au niveau de la vitesse d'implantation et de la période de pousse. Dans un mélange réussi, certaines espèces prennent le relais des plus fragiles en conditions stressantes.

30 à 60 % de légumineuses…

Les légumineuses sont présentes en proportion élevée (30 à 60 %), surtout l'été, ce qui leur permet d'assurer pleinement leur rôle de moteur azoté de la prairie. En moyenne sur chaque cycle, la part de légumineuses dans les prairies multi-espèces se révèle toujours plus élevée que dans l'association témoin RGA-TB.

Une valeur nutritive satisfaisante...

La valeur énergétique de la prairie multi-espèces est satisfaisante (0,95 UFL/kg MS), même si elle reste inférieure de 4 % en moyenne à celle du ray-grass anglais-trèfle blanc. Ceci s'explique par une valeur plus faible au second cycle (0,85 contre 0,93 UFL/kg MS pour le RGA-TB).

Contact : Patrice PIERRE et Stéphanie GUIBERT - 02 43 67 38 75

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