Chambres d'Agriculture : Un essai à transformer au niveau législatif et budgétaire ! »

APCA

« La Commission Européenne, dans le cadre de sa Communication rendue publique aujourd'hui, a dessiné les contours et les principes de la PAC à l'horizon 2020. Même si de nombreuses discussions s'en suivront, avec un rôle majeur qui incombe désormais au Parlement Européen aux côtés du Conseil des Ministres dans le cadre de la co-décision, le ton et l'ambition ont été donnés.
C'est bien une PAC forte, conjuguant agriculture, alimentation et territoires, qui a été annoncée : une PAC réhabilitant l'objectif de sécurité alimentaire au niveau européen et mondial, une PAC valorisant la contribution essentielle des agriculteurs pour une alimentation diversifiée et de qualité, le dynamisme des territoires, la préservation des ressources naturelles et la production d'énergies renouvelables.

Au delà des objectifs, les principes avancés pour les instruments permettent d'identifier des inflexions :

- un coup d'arrêt annoncé du démantèlement des outils de régulation que nous avons subi lors des 20 dernières années, avec la référence à la notion de filets de sécurité et le développement des politiques contractuelles au sein des filières. Toutefois, ces outils devront être renforcés et les filets de sécurité, généralisés à toutes les productions.

- une rénovation du fondement des paiements directs, juste contre-partie du haut niveau d'exigences que nous souhaitons pour notre agriculture. Elle s'accompagne de la fin de l'opposition stérile entre 1er et 2e piliers, entre économie et environnement. Au delà, il est essentiel pour nous de procéder à une harmonisation sans faille des normes au niveau européen. Sans cela, nous ne pourrons ni garantir une même qualité de notre alimentation en
Europe, ni envisager une performance durable tout au long de la chaîne alimentaire, ni même imaginer une quelconque simplification que tous les agriculteurs appellent de leurs voeux,

- un élargissement de la palette des outils liés au développement rural, qui tout en
confirmant l'importance de la politique de handicaps naturels, conforte la place des agriculteurs dans l'innovation pour nourrir la dynamique d'amélioration continue des pratiques agricoles et les projets de filières territorialisées et vertes.
Il s'agit désormais que les instruments soient mis en oeuvre et que le budget suive !

« Dacian Ciolos a su convaincre au sein du collège des Commissaires de la modernité et de l'importance de la politique agricole commune ! Ces orientations devront être traduites dans les textes législatifs et nous serons force de propositions au niveau des Chambres d'agriculture. Mais la principale interrogation porte aussi sur le cadre budgétaire ! Une PAC forte suppose un budget à la hauteur » a déclaré Guy Vasseur, président des Chambres d'agriculture.

Publié par APCA

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