changes internationaux : Les OGM, empêcheurs d'importer en rond

Gabriel Omnès

La décision de Bruxelles d'autoriser le T45 règle temporairement la question légale de l'importation de colza transgénique. Mais celle-ci ressurgira dès qu'un nouvel OGM débarquera sur le marché canadien.
« Le problème d'autorisations asynchrones entre l'Union européenne et les pays exportateurs reste un handicap majeur aux importations dans l'Union avec le risque d'un approvisionnement insuffisant en matière première », s'inquiètent les triturateurs au sein de la Fediol. Avec des autorisations qui prennent deux à trois ans de plus en Europe qu'aux États-Unis ou au Canada, « la politique actuelle de tolérance zéro concernant la présence d'OGM non autorisés en Europe crée une incertitude légale constante pour les opérateurs », expliquent-ils.

(S. Randé)

(S. Randé)

Un seuil de tolérance des OGM ?

Pour Jean-Michel Aspar, du Coceral, le problème risque de se corser avec l'élaboration de variétés transgéniques par des équipes universitaires qui ne se soucient pas d'effectuer les démarches d'autorisation à l'import en Europe. Or, les conséquences d'une cargaison refusée pour cause de présence d'un OGM non autorisé n'est pas mince, entre coût de destruction ou de réacheminement, besoin de remplacer la marchandise, voire rupture d'approvisionnement d'usine. Les industriels plaident donc pour un seuil de tolérancepour les OGM non encore validés par Bruxelles, mais déjà autorisés dans un pays tiers et dont le dossier a été officiellement déposé aux services de la Commission.

Source Réussir Grandes Cultures Mai 2009

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