Charente-Maritime: destruction d'une parcelle d'essais agricoles sur du colza

Charente-Maritime: destruction d'une parcelle d'essais agricoles sur du colza
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Une plate-forme d'essais agricoles sur du colza en Charente-Maritime a été saccagée dans la nuit de lundi à mardi par "des faucheurs", a annoncé le Centre des oléagineaux CETIOM, dénonçant un "acte doctrinaire", après un autre similaire en avril en Lorraine, contre ce que les réseaux anti-OGM qualifient d'"OGM cachés".

Le saccage a entraîné "la destruction du dispositif expérimental sur plus d'un hectare", à Savarit, dans le sud du département, où le CETIOM (Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre) accueillait un ensemble d'essais, et avait prévu mardi une visite d'agriculteurs et de techniciens. Pour le CETIOM, ces essais s'inscrivent dans "l'agro-écologie" souhaitée par le gouvernement, en essayant des réponses innovantes, telles les cultures associées, dans le cas du colza à des légumineuses, pour limiter l'impact des aléas climatiques, ravageurs ou mauvaises herbes, et "in fine réduire l'utilisation de pesticides". Les faucheurs visent dans ces parcelles des variétés obtenues par mutagenèse, technique de sélection par mutation génétique, qui dans ce cas précis "représentaient moins de 3% de la surface saccagée", selon le CETIOM. Cette technique, souligne-t-il, bénéficie tant à l'agriculture biologique que conventionnelle, est utilisée depuis plus de 50 ans, et largement développée par la recherche publique.

Une action qui ne découragera pas le CETIOM

L'action de Savarit, qui n'avait pas été revendiquée mardi soir, fait suite à une destruction similaire d'une parcelle début avril près de Toul (Meurthe-et-Moselle) où une plate-forme d'essai de colzas tolérants aux herbicides avait été détruite. Les dégâts, dans le cas de Savarit comme de Toul, sont de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers d'euros, a indiqué Matthieu Godet, responsable du CETIOM pour la zone Ouest. L'organisme compte une dizaine de stations d'expérimentation en France, et plusieurs dizaines de plates-formes d'essais.

Les réseaux anti-OGM contestent régulièrement le caractère "classique" de ces essais par mutagénèse, qu'il qualifient d'"OGM cachés", soulignant qu'"il s'agit bien d'organismes génétiquement modifiés, mais par un autre mécanisme que la transgénèse". Le CETIOM a affirmé dans son communiqué qu'il "poursuivra sa mission d'expérimentation de toutes les solutions disponibles et autorisées".

Source avec AFP

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Commentaires 4

pascalanne

inadmissible la justice à peur de beaucoup de gents ou encore elle doit toucher des pourboires pour donner raison à des pers qui devraient avoir tors . quand à défendre des voleurs et leur donner raison c'est encore une autre histoire à éclaircir

le dindonnier

Ma remarque est peut être idiote (la céréale n'est pas mon domaine)mais je ne vois pas l'intéret de dégrader ces cultures au mois de mai alors que la floraison est passée et que le risque de disémination est nul!!
dans ce cas là autant laisser le recherche aller jusqu'au bout.
merci de m'éclairer sur ce point

gigi45

ces destructions sont criminelles. Les condamnations ne sont pas à la hauteur des enjeux.

marredesfaucheurs

La justice les autorise a détruire des parcelles .ils ne vont pas se gêner.. celà est bien triste. niveau gênes ils sont un peu limités les pauvres

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