Chicago: le blé américain sous pression de la récolte russe

Chicago: le blé américain sous pression de la récolte russe

Les cours du blé américain coté à Chicago sesont de nouveau repliés mardi à Chicago, subissant de plein fouet laconcurrence du blé russe. Les prix du maïs ont aussi reculé tandis que ceux dusoja ont un peu augmenté.

"Les agriculteurs américains vont bientôt devoir décider s'ils plantent ou non du maïs avant l'hiver", remarque Bill Nelson de Daone Advisory Services. "Il semblerait que les investisseurs les encouragent à ne pas le faire en masse", ajoute-t-il. Après un pic début juillet dans le sillage du prix du blé de printemps coté à Minneapolis, le prix du blé d'hiver échangé à Chicago ne cesse de reculer face à l'abondance des récoltes sur le marché mondial. La Russie en particulier, qui dispute aux Etats-Unis la place de premier exportateur mondial, inquiète. Le ministère américain de l'Agriculture, l'USDA, "prévoyait dans son dernier rapport une récolte russe à 77,5 millions de tonnes, on parle désormais de 81 millions de tonnes", souligne Michael Zuzolo de Global Commodity Analytics and Consulting.

Inspection

Les acteurs du marché surveillaient par ailleurs mardi les premières observations de tournées d'inspection menées par une société privée sur le terrain. Celles relevées lors de la première journée "suggèrent une récolte de maïs plus importante que prévu par l'USDA et une récolte de soja plus petite que prévu", indiquent les analystes d'Allendale. Les estimations apportées par le rapport hebdomadaire de l'USDA sur la qualité des cultures, diffusé lundi après la clôture, n'a pas apporté de surprises. 2% de la récolte de maïs était considérée au 20 août comme bonne à excellente, comme la semaine précédente, et 60% de la récolte de soja était classée bonne à excellente contre 61% auparavant.

Sécheresse

Les pluies abondantes tombées récemment dans plusieurs zones du centre des Etats-Unis écartaient un peu plus les risques de sécheresse. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a terminé à 3,6000 dollars contre 3,6300 dollars lundi. Le boisseau de blé pour décembre, contrat le plus échangé, a clôturé à 4,2900 dollars contre 4,3700 dollars la veille. Le boisseau de soja pour novembre, là encore le plus actif, a fini à 9,3750 dollars contre 9,3625 dollars.

Source Avec AFP

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Commentaires 6

CRASH38

Merci aux commissaires européens qui se sont succédés pour ouvrir à l’Europe la concurrence mondiale ! Merci aux anglais qui ont bien fait de partir ! Merci à l'abandon des quotas laitiers ! Merci à la fin des interventions sur le marché des céréales ! Merci à tous ceux qui ont ruiné l'agriculture française qui ruinent le monde rural, qui n'est pas que paysan ! Merci aux ministres de l'agriculture qui ont considères que l'agriculture raisonnable et raisonnée produisait de la malbouffe ! Merci aux enseignants qui ont mis dans la tête des enfants que le bio c'était la santé ! Merci de subventionner sur le dos des agriculteurs responsables les champs de "mauvaise herbe" et les grains à sclérotes et caries ! Merci aux médias !

DIGUE3942

à Bouillon: ton commentaire est vraiment pertinent.........

BOUILLON

Bonjour
On a tellement tourner le dos à la Russie de Mr Poutine que le rouble ne vaut rien et du coup , les exportations russes de blé sont hyper compétitives et nous pas du tout à cause de l'euro qui est beaucoup trop élevé . On ferait mieux de travailler avec la Russie , plutôt que de se coucher devant les pétro dollars qui ne font que provoquer des guerres sans fin et le chaos.
Et puis , il y'a l'USDA qui donne des chiffres contestables : cet organisme est-il vraiment indépendant ? on se le demande !!! c'est comme les médias : ils appartiennent aux milliardaires qui influencent l'information .
Pendant des années , nous nous sommes plaints de la qualité des blés , maintenant que la qualité est au rendez - vous : des PRIX !!!

Robin

Messieurs les dirigent Européens prenez donc exemple sur les US qui n'hésitent pas à augmenter les taxes a l'importation sur le biodiesel, pour privilégier leur production de produits riche en huile. Les Européens ont si peur que les pays, qui subiraient nos mesures protectionnistes, prennent des mesures de rétorsion, qu'ils préfèrent se mettre a genoux devant eux, a la moindre menace. Les US ne se laissent pas dicter leur conduite, eux !!!

Mimine

C'est pas bon... Le pire n'est pas atteint

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